Reportage

Cameroun: à Bafoussam, la population espère dans l'utilité des travaux réalisés pour la CAN

Des supporters sénagalais encouragent leur équipe face à la Guinée, lors de leur match du groupe B de la Coupe d'Afrique des nations, le 14 janvier 2022 à Bafoussam (Cameroun).
Des supporters sénagalais encouragent leur équipe face à la Guinée, lors de leur match du groupe B de la Coupe d'Afrique des nations, le 14 janvier 2022 à Bafoussam (Cameroun). Pius Utomi EKPEI AFP

Parmi les débats autour de la Coupe d'Afrique des nations au Cameroun, celui du coût et de l’utilité des infrastructures construites, parfois à grand frais et avec des accusations de détournements et de surfacturations. À Yaoundé ou Douala, beaucoup estiment que le tournoi n’apporte aucune amélioration des conditions de vie. Mais ce n’est pas le cas à Bafoussam, dans l’ouest, où la population, qui s’est longtemps sentie délaissée par les autorités, espère que tous les travaux réalisés ne seront pas sans lendemain.

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Reportage de notre envoyé spécial à Bafoussam, François Mazet

De larges avenues goudronnées, des terre-pleins propres, un hôpital et un stade flambant neufs… Pour le maire de Bafoussam, Roger Tafam, aucun doute, la ville est la grande bénéficiaire de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) : « On compte 106 kilomètres de nouvelles voies, réhabilitées ou nouvellement créées. Je pense que cela n’est pas négligeable. Les nouvelles voiries rendent la ville de plus en plus belle. Il faut ajouter les investissements des privés qui ont construit des hôtels. Je pense que la région de l’Ouest a beaucoup bénéficié ».

Satisfait

Le parti d’opposition Front social démocrate (SDF) se dit satisfait que le gouvernement s’occupe enfin de la région. Parmi les habitants, Charline, qui encadre des jeunes footballeurs, estime qu’il manquait un élan que la CAN a créé : « C’est quand il y a un événement que tout le monde réagit. C’est tout à fait logique. Chacun va se sentir concerné. C’est comme ça que ça se déclenche. Chaque jour, la ville continue à être propre. Ils ont mis l’accent sur ce point ».

Un point de vue que partage Yvan. Il souhaite que les progrès enregistrés perdurent : « Vous avez un stade comme le stade de compétition qui nécessite beaucoup d’argent pour l’entretien. Et les sept autres stades, c’est un gazon naturel. Je crois qu’il faut que le gouvernement pense déjà à mettre une politique technique sur pied avec la fédération qui doit utiliser ce stade, déjà pour l’entretien, parce que le plus dur n’est pas de construire, mais de l’entretenir ».

Les pelouses doivent rester vertes

Yvan espère que les nouveaux camions de ramassage des ordures continueront à tourner, qu’on réglera le défaut récurrent des délestages électriques et que les pelouses resteront vertes, pour y faire émerger les successeurs de la gloire locale, Geremi NJitap.

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