Nairobi: bilan du sommet de l'Igad

À Nairobi, s'est tenu, hier, mardi 5 juillet, un sommet de l’Igad, l’autorité est-africaine pour le développement, afin de discuter paix et sécurité dans la région (image d'illustration).
À Nairobi, s'est tenu, hier, mardi 5 juillet, un sommet de l’Igad, l’autorité est-africaine pour le développement, afin de discuter paix et sécurité dans la région (image d'illustration). © state house Kenya

À Nairobi, s'est tenu, hier, mardi 5 juillet, un sommet de l’Igad, l’autorité est-africaine pour le développement, afin de discuter paix et sécurité dans la région. Uhuru Kenyatta et le général Abdel Fattah Al-Burhan, qui dirige l'État soudanais depuis son coup d'État du 25 octobre, étaient présents. Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed et le président djiboutien, Ismail Omar Guelleh ont aussi fait le déplacement. Le dernier sommet datait d’il y a 18 mois, alors que la région fait face à de nombreuses crises. La semaine dernière a vu une escalade des tensions entre l’Éthiopie et le Soudan, autour de la zone frontalière contestée d'Al-Fashaga. Les deux dirigeants se sont rencontrés en marge du sommet.

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Avec notre correspondante à Nairobi, Albane Thirouard

Abiy Ahmed et le général al-Burhan ont échangé en tête-à-tête. C’est le Premier ministre éthiopien qui l’a annoncé sur twitter, accompagné d’une photo le montrant tout sourire avec l’homme fort du Soudan. Les deux étaient pourtant en froid. La semaine dernière, l'armée soudanaise a accusé l'armée éthiopienne d'avoir exécuté sept de ses soldats et un civil, dans la zone d'Al-Fashaga. Ce qu’Addis-Abeba a démenti. 

« Résolution pacifique »

 Dans son tweet mardi, Abiy Ahmed a affirmé que les deux hommes avaient reconnu, je cite, « que les deux pays ont de nombreux éléments de collaboration sur lesquels travailler pacifiquement ». Et se sont engagés « au dialogue et à une résolution pacifique des questions en suspens ». 

Pour le secrétaire exécutif de l’Igad, le sommet de Nairobi était un « signe de la solidarité » de ses membres. Qui ont souligné le besoin de faire face de façon diplomatique aux enjeux politiques et sécuritaires régionaux.

Les dirigeants ne se sont pas attardés publiquement sur les dossiers brûlants de la région, mais, dans leur déclaration finale, ils se sont dit reconnaissants, des « pas positifs du gouvernement soudanais » pour trouver « une solution durable à la situation politique dans le pays ». Lundi, le général al-Burhan avait ouvert la voie à la formation d'un gouvernement civil, sans la participation des militaires. 

Sécheresse

Les dirigeants régionaux ont aussi alerté sur la sécheresse qui sévit dans la Corne de l’Afrique et qui pourrait, selon leur communiqué, « être la pire depuis quarante ans ». Ils ont appelé les partenaires de développement à fournir un soutien humanitaire pour éviter une aggravation de la situation. 

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