Libye: à la recherche d'un nouvel envoyé spécial des Nations unies

Photo d'une conférence internationale à Tripoli, en Libye, réunissant notamment des représentants des Nations unies, le 21 octobre 2021.
Photo d'une conférence internationale à Tripoli, en Libye, réunissant notamment des représentants des Nations unies, le 21 octobre 2021. AP - Yousef Murad

La conseillère spéciale du secrétaire général de l'ONU pour la Libye, Stephanie Williams, a achevé sa mission sans que le Conseil de sécurité ne parvienne à s'accorder sur un nouvel envoyé spécial. Malgré les efforts d'Antonio Guterres, le secrétaire général de l'ONU, il n'y a eu aucun consensus. L'urgence de la situation libyenne et le risque d'une nouvelle explosion de violence pressent à agir. Une réunion est normalement prévue lundi 15 août pour essayer de s'entendre sur une nomination.

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Depuis la démission du diplomate slovaque Jan Kubis de son poste d'envoyé spécial des Nations unies (ONU) pour la Libye, en novembre 2021, ce poste est vacant. La diplomate américaine Stephanie Williams, désignée peu après conseillère spéciale du secrétaire général de l'ONU (une manière de contourner le vote au Conseil de sécurité, où les désaccords étaient nombreux), a achevé sa mission le 31 juillet. Et à l'heure d'envisager la suite, les divergences persistent.

En juin 2022, Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies (ONU), avait proposé l'ancien ministre algérien des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, pour conduire la Manul, la mission d'appui de l'ONU en Libye. Sa candidature faisait consensus, mais finalement, les Émirats arabes unis s'y sont opposés. Ce fut une surprise.

L’Algérie a soupçonné les États-Unis d'être derrière ce refus qui s'additionne à d'autres, comme celui de l'Algérien Ramtane Lamamra ou de la Ghanéenne Hannah Tetteh. Celle-ci avait pourtant aussi fait consensus autour de sa candidature, mais qui a été rejetée par Washington. 

Le nom qui circule dans les coulisses de l'ONU cette fois-ci, et qui semble avoir été proposé aux membres du Conseil par le secrétaire général, est celui du diplomate sénégalais Abdoulaye Bathily. Cet ancien ministre avait déjà effectué des missions pour l'ONU, notamment en Centrafrique.

L'Union africaine (UA), devant les divisions permanentes au sein du Conseil de sécurité, plaide pour un envoyé spécial conjoint ONU/UA pour la Libye. En juin dernier, elle n'a pas hésité à proposer une liste de noms issus du continent africain, mais les divisions ont persisté.

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