Accéder au contenu principal
Côte d'Ivoire / CPI

La CPI somme la Côte d’Ivoire de lui remettre Simone Gbagbo

Simone Gbagbo en 2009.
Simone Gbagbo en 2009. AFP PHOTO/ SIA KAMBOU
Texte par : RFI Suivre
2 min

Les juges de la Cour pénale internationale ont refusé ce jeudi que la Côte d’Ivoire juge elle-même Simone Gbagbo, poursuivie pour crimes contre l’humanité, et réclament aux autorités d’Abidjan qu’elle leur soit livrée. La CPI a par ailleurs annoncé sa décision de juger l’ancien ministre de Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé, également accusé de crimes contre l’humanité lors des violences post-électorales de 2010-11.

Publicité

Les juges de la Cour pénale internationale ont sommé la Côte d’Ivoire de leur remettre la femme de l’ancien président Laurent Gbagbo, poursuivie pour crimes contre l’humanité. « Il y a eu un mandat d’arrêt qui a été émis contre madame Simone Gbagbo (…) et donc ce mandat d’arrêt doit être exécuté, explique à RFI Pascal Turlan, chargé des relations extérieures au bureau du procureur de la CPI. Les juges ont aujourd’hui rejeté l’exception d’irrecevabilité qui avait été formulée par les autorités ivoiriennes. Ils ont conclu que les autorités nationales ne prenaient pas les mesures qui paraissaient nécessaires pour effectivement poursuivre madame Simone Gbagbo pour les mêmes crimes que ceux pour lesquels nous souhaitons la poursuivre. Il reviendra donc maintenant aux autorités ivoiriennes de remettre madame Gbagbo à la CPI. »

La CPI avait émis un mandat d’arrêt en 2012 à l’encontre de Simone Gbagbo pour meurtres, viols et « autres actes inhumains et actes de persécution » pendant le conflit inter-ivoirien entre décembre 2010 et la chute de Laurent Gbagbo, en avril 2011. Selon des sources de l'AFP, celle qu’on surnomme « la Dame de fer » est actuellement détenue dans une école militaire d'Abidjan.

La CPI a par ailleurs annoncé ce jeudi sa décision de juger Charles Blé Goudé pour crimes contre l’humanité. L’ancien ministre de la Jeunesse de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo est poursuivi pour les violences commises lors de la crise ivoirienne de 2010-2011. Peu après la défaite de Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé s’était réfugié au Ghana où il avait été arrêté en janvier 2013, avant d’être transféré à la CPI en mars 2014. La CPI n’a pas encore fixé la date du procès de l’ancien ministre.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.