Congo-Brazzaville

Congo: un calme précaire dans les rues de Brazzaville

Barricade lors de la manifestation du mardi 20 octobre au matin, à Brazzaville.
Barricade lors de la manifestation du mardi 20 octobre au matin, à Brazzaville. Les Observateurs France24

La capitale congolaise a été ce mardi le théâtre d'affrontements violents entre d'un côté des manifestants opposé au référendum constitutionnel de dimanche qui pourrait permettre au président Denis Sassou-Nguesso de briguer un nouveau mandat et les forces de l'ordre. Au moins quatre personnes ont été tuées. Ce mercredi matin, la situation semble donc s'être quelque peu apaisée.

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Tôt ce mercredi matin, des barricades et des pneus en flamme étaient toujours visibles dans certains quartiers de la capitale. Des jeunes manifestants tentaient de garder les barricades que policiers et gendarmes essayaient de dégager notamment dans l'ouest de la ville et dans le quartier Bakongo. Barricades qui ont finalement été démantelées en fin de matinée.

Quelques tirs de gaz lacrymogènes ont été signalés aussi à Maya près de l'aéroport. Des face-à-face entre manifestants et forces de l’ordre, mais a priori pas de violences. Dans certains quartiers, la vie économique reprend peu à peu. Les rues vides mardi ont retrouvé une circulation timide ce matin dans le nord de Brazzaville.

Selon l’opposant Paulin Makaya, l’un des leaders de la contestation de la veille, l’objectif n’est pas la violence, mais la désobéissance pacifique : « Nous voulons bloquer les activités jusqu’à ce que le président Denis Sassou-Nguesso s’en aille ».

Nouvelle mobilisation pour le 23 octobre

Le Frocad, la plateforme d'opposition qui avait appelé à se rassembler, disait à RFI ce matin message avait été donné aux militants de rester chez eux. Aucune manifestation n'est programmée aujourd'hui : « Nous avons prévu deux jours de rassemblement nous a expliqué cet opposant : un mardi et un autre le 23, vendredi ».

Contrairement à mardi, il y avait beaucoup de femmes dehors ce mercredi, sur le bord des avenues. Des femmes qui en fait ont décidé de quitter le quartier, échaudées par les violences de la veille. Et par petits groupes, toute la matinée, on a pu les voir avancer sous la chaleur, enfants et maigres baluchons sous le bras, pour espérer rejoindre des proches et passer les jours qui viennent en sécurité.

Enfin, les informations restent toujours difficiles à obtenir compte tenu du fait que l’Internet mobile et les SMS sont toujours coupés, tout comme le signal de RFI.

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