Accéder au contenu principal

«Querida Amazonia»: le pape François plaide pour l'Amazonie

Village vraisemblablement habité par des peuples autochtones dans la jungle amazonienne. ONG et organisations internationales soulignent les menaces que représentent le trafic de drogue, l'exploitation minière illégale et l'exploitation forestière.
Village vraisemblablement habité par des peuples autochtones dans la jungle amazonienne. ONG et organisations internationales soulignent les menaces que représentent le trafic de drogue, l'exploitation minière illégale et l'exploitation forestière. AFP PHOTO/Ministère péruvien de la Culture
Texte par : RFI Suivre
3 mn

C’est un texte qui était très attendu au Vatican, l’exhortation apostolique du Pape François qui fait suite au synode sur l’Amazonie du mois d’octobre dernier. Son titre, « Querida Amazonia », « Chère Amazonie ». Un texte dans lequel le souverain pontife invite une nouvelle fois à protéger l’écosystème cette région et les peuples qui y habitent et dans lequel le Pape ferme la porte à l’ordination d’homme mariés.

Publicité

avec notre correspondant au Vatican, Eric Sénanque

Dans cette exhortation, le pape évoque ses « quatre rêves » pour l’Amazonie : un rêve social, un rêve culturel, un rêve écologique et un rêve ecclésial.

Comme il l’a rappelé par le passé, François invite une nouvelle fois à écouter le « cri des pauvres » de cette région amazonienne. Il y fustige notamment les entreprises qui sèment « injustice et crime » en bafouant les droits des peuples autochtones et invite à demander pardon pour les exactions faites aux indigènes.

Pour répondre aux défis des églises locales, le pape invite à une acculturation plus fortes des prêtres mais ne reprend pas ce que le document final du synode d’octobre avait préconisé, à savoir la possibilité d’ordonner des hommes mariés pour pallier le manque de vocations.

François insiste plutôt sur une meilleure formation des prêtres pour que leur langage soit plus compréhensible aux populations amazoniennes. Certains y verront donc la fermeture d’une porte, le Vatican explique plutôt qu’il s’agit de laisser place à l'action de Dieu, et non à des stratégies de marketing ou des techniques de communication des influenceurs religieux.

Un mot enfin sur les femmes amazoniennes que le pape souhaite mettre en avant. « Sans les femmes, explique-t-il dans cette exhortation, la structure intime de l’Église s’effondre, comme beaucoup de communautés de l’Amazonie seraient tombées en lambeaux si les femmes n’avaient pas été là ».

À lire aussi : L’Amazonie: un laboratoire pour l’Église de demain?

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.