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Coronavirus: en Équateur, la routine du confinement s’installe peu à peu

Une retraitée fait la queue pour pouvoir toucher sa pension mensuelle avant le début du couvre-feu, dans la ville équatorienne de Guayaquil, le 20 mars 2020
Une retraitée fait la queue pour pouvoir toucher sa pension mensuelle avant le début du couvre-feu, dans la ville équatorienne de Guayaquil, le 20 mars 2020 REUTERS/Santiago Arcos
Texte par : RFI Suivre
4 mn

L’Équateur est le deuxième pays d’Amérique du Sud le plus touché par le Covid-19 après le Brésil, avec 1 835 cas et 48 morts samedi 28 mars, sans compter 25 décès supplémentaires faisant l’objet de vérifications. La population est soumise depuis mi-mars à des mesures de confinement qui sont durcies régulièrement. Alors qu’une partie minoritaire ne les respecte pas, notamment les travailleurs informels qui exercent dans la rue, une routine du confinement s’installe pour les autres.

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Avec notre correspondant à Quito, Éric Samson

À l’exception des travailleurs de la santé et de quelques secteurs prioritaires, les habitants de la capitale sont confinés à leur domicile. Ils ne peuvent sortir que pour faire des courses ou aller chez le médecin et doivent rentrer avant le début du couvre-feu à 14h.

Gissela Haro, professeur universitaire, s’est adaptée : « Ma famille a la chance de vivre dans une maison avec un jardin, donc on n’a pas trop de sensation d’enfermement, nous raconte-t-elle. On arrive aussi à maintenir un peu de vie sociale grâce à la technologie : mon mari organise des réunions virtuelles avec les amis, on ouvre une bouteille de vin et on discute en vidéoconférence. »

Élevant seule son fils dans un petit appartement, Cristina Puente apprécie de le voir plus souvent : « J’essaie toujours de lui montrer le côté positif des choses, mais je le maintiens bien informé, car je ne veux pas qu’il s’imagine des choses, explique-t-elle. Parfois il me demandeMaman, qu’est-ce qu’il va se passer ? Est-ce qu’on va vivre comme ça pour toujours ?Et évidemment, je n’ai pas la réponse. Je lui dis simplement qu’il faut s’adapter et qu’il y a de bons côtés : on se voit beaucoup et on est en sécurité à la maison. »

Alors que la consommation d’Internet a augmenté de plus de 30% dans le pays, les réseaux sociaux sont mis à contribution pour lutter contre l’isolement. « Je fais partie sur Facebook d’un groupe amateur de bonne cuisine et je vois des gens qui ont maintenant plus de temps qu’avant pour participer, raconte Gissela Haro. Ils se lancent dans de nouvelles recettes, seuls ou en famille et ça aide à faire baisser le stress ».

Pour l’heure, la quarantaine est prévue jusqu’au 5 avril, avec possibilité d’être prolongée.

À lire aussi Coronavirus: l'état du monde face à la pandémie le samedi 28 mars

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