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Procès en destitution de Trump: Michael Atkinson, à l'origine de l'alerte au Congrès, limogé

Dans une lettre à la commission du renseignement du Sénat, Donald Trump écrit qu'il a perdu confiance en Michael Atkinson, l'inspecteur général des services de renseignement.
Dans une lettre à la commission du renseignement du Sénat, Donald Trump écrit qu'il a perdu confiance en Michael Atkinson, l'inspecteur général des services de renseignement. REUTERS/Jonathan Ernst
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Loin du coronavirus, dans les salons de la Maison Blanche, Donald Trump continue d’évincer plus ou moins discrètement les haut-fonctionnaires impliqués dans la procédure de destitution qui a visé le président au début de l’année. Dernière victime en date : l’inspecteur général du renseignement, Michael Atkinson, nommé en 2017 par Donald Trump lui-même.

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« Je n’ai plus confiance en lui » écrit Donald Trump. Cela faisait des mois que le bruit courait. Le patron de la Maison Blanche ne voulait plus de Michael Atkinson au sein de son administration. « Il est essentiel que j'aie une confiance totale dans les fonctionnaires qui servent comme inspecteurs généraux. Ce n'est plus le cas avec l'actuel inspecteur général », écrit  Donald Trump  aux deux principaux sénateurs de la commission du renseignement, le républicain Richard Burr et le démocrate Mark Warner, sans décrire les motifs exacts de sa perte de confiance. 

L’inspecteur général du renseignement est puni, car c’est lui qui avait permis le procès en destitution du président américain. En effet, en août 2019, Atkinson reçoit la plainte d’un lanceur d’alerte selon lequel Donald Trump abuse de ses pouvoirs diplomatiques et fait chanter l’Ukraine afin d’en tirer un bénéfice personnel. Le président américain et le président Zelensky niaient que leur entretien téléphonique ait donné lieu à une quelconque pression sur l'Ukraine.

Mickael Atkinson étudie le dossier, interroge plusieurs témoins et finit par juger crédibles ces accusations. Comme la loi l’y autorise, il décide d’alerter les parlementaires. Ce sera le début de la procédure lancée contre Donald Trump. Atkinson témoignera devant une commission de la Chambre en charge d'enquêter sur les allégations du lanceur d'alerte anonyme. La Maison Blanche ne voulait pas que des membres de l'administration soient entendus.

Aujourd’hui, le président a été acquitté, Atkinson, lui, prend la porte, comme la plupart des fonctionnaires qui ont osé témoigner contre Donald Trump.

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