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Reportage

Coronavirus: l'armée déployée dans les rues de Quito pour faire respecter le couvre-feu

Si le foyer le plus actif de contagion en Équateur est la ville de Guayaquil, la capitale n'est pas épargnée. Ici, un contrôle de déplacement à la périphérie de Quito, le 17 mars 2020.
Si le foyer le plus actif de contagion en Équateur est la ville de Guayaquil, la capitale n'est pas épargnée. Ici, un contrôle de déplacement à la périphérie de Quito, le 17 mars 2020. REUTERS/Daniel Tapia
3 mn

Après le Brésil, l’Équateur est le deuxième pays le plus touché par la pandémie de Covid-19 en Amérique du Sud. Samedi, le bilan officiel était de 318 morts, 172 confirmés et 146 probables. Alors que le confinement obligatoire en est maintenant à sa troisième semaine, des centaines de commercants ont provoqué un début d’émeute vendredi devant le marché de gros. L’armée a été appelée à la rescousse pour faire respecter le confinement. Reportage.

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De notre correspondant à Quito,

14h00, c’est le début du couvre-feu et le quartier populaire de la Ferroviaria est désert. Le général Ronny Ramirez, commandant militaire de Quito s’en félicite :

« Ici à Quito, les gens sont maintenant conscients de la gravité de la situation et des risques de contagion. Je dirais que 99% respectent le couvre-feu comme il se doit ».

Les hommes du général Ramírez patrouillent tous les jours pour détecter ce 1% rétif au confinement. Très vite, deux hommes et une femme sont contrôlés dans la rue par le Major Fabara.

« Ils reconnaissent qu’ils ne respectent pas le couvre-feu. On les a fouillés et visiblement ils ont bu. On va les renvoyer chez eux », explique le militaire.

Plus loin, un homme complètement ivre est allongé insconscient sur l’asphalte. Tout près, un homme est tombé de sa moto. L’alcool, encore et toujours, ce qui exaspère le professeur Santiago Fabara : « Il y a encore quelques personnes qui ne respectent pas le couvre-feu. On ne leur dit rien, car on a peur des représailles. Ce sont souvent des délinquants qui transitent encore dans le quartier ».

Pourtant violer le couvre-feu peut coûter cher : 100 dollars la première fois, de un à trois ans de prison dès la troisième infraction.

À écouter aussi : Coronavirus: la crise vue de Cuba, d'Équateur, du Liban et d'Inde

 

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