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Pâques au temps du coronavirus: commémoration difficile à Rome et ailleurs

Le pape François lors du chemin de croix célébrant le Vendredi saint, le 10 avril 2020, sur une place Saint-Pierre vide.
Le pape François lors du chemin de croix célébrant le Vendredi saint, le 10 avril 2020, sur une place Saint-Pierre vide. AFP PHOTO / VATICAN MEDIA
Texte par : RFI Suivre
5 mn

Les chrétiens célébraient le Vendredi saint, le 10 avril, dans la mesure du possible. Comme chaque année à Rome, le Pape François a présidé un chemin de croix commémorant la passion, la mort et la mise au tombeau de Jésus selon les Évangiles. Mais pas de célébration au Colisée cette année en raison des mesures de confinement dans la capitale italienne, mais sur une place Saint-Pierre déserte et dans un silence impressionnant.

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Avec notre correspondant au Vatican, Eric Sénanque

Le Pape François tête inclinée, le front contre une croix : c’est l’une des images de la soirée de vendredi 10 avril à Rome. Mais pour la première fois, le traditionnel chemin de croix se tenait à huis clos sur une place Saint-Pierre qui en paraissait encore plus gigantesque, illuminée seulement par des flambeaux jusqu’au bas de la basilique, où avait été placé le crucifix de l’église romaine Saint-Marcel. Selon la croyance, il avait sauvé Rome de la peste au XVIe siècle.

Seules une dizaine de personnes ont participé physiquement à cette cérémonie : des prisonniers et des membres du personnel médical du Vatican qui se sont alternés pour porter une croix. Les prisonniers, venus de Padoue, avaient été choisis par le pape pour écrire des textes lus entre chacune des étapes de cette célébration.

Une méditation sur la souffrance, qui rejoint celle des hommes dans leurs solitudes, surtout à l’heure de la pandémie. Durant ce chemin de croix, le pape est resté silencieux, sauf pour les prières de bénédictions.

Quelques heures avant cette cérémonie, François s’était invité en direct dans une émission de la télévision italienne Rai, consacrée au Vendredi saint, pour rappeler sa proximité avec toutes les victimes de la pandémie.


Au Royaume-Uni, le manque d’étreinte à l’heure du Covid-19

Avec notre envoyée spéciale à Londres, Anissa El-Jabri

« Le virus du Covid-19 a mis nos vies sens dessus dessous. C’est difficile à comprendre » : pour écouter ce sermon d’une pasteure du centre de Londres, il faut aller sur le site internet de l’église.

Car les marches de ce grand bâtiment gris et vert du centre de de la capitale anglaise sont vides : rien à voir avec l’affluence habituelle, comme l’explique une de ses pasteures, Melinda Hendry. « En temps normal, nous aurions eu beaucoup de célébrations ici, beaucoup de familles avec leurs enfants. »

Pas de rassemblements en cette période, et beaucoup d’attente de contacts, notamment par téléphone. « Nous téléphonons beaucoup plus, tout particulièrement aux plus âgés, continue-t-elle. Au total, au moins trois ou quatre fois plus de conversations que d’habitude. Les gens s’inquiètent pour eux, pour leur famille… Les gens ressentent surtout de la tristesse et de l’anxiété. Il y a déjà des membres de notre église qui sont décédés du Covid-19. C’est très très dur, c’est très difficile de ne pas pouvoir serrer les gens dans ses bras, pleurer avec eux. Nous attendons tous le jour où nous pourrons le faire à nouveau. »

Quelques larmes affleurent dans les yeux de Mélina Hendry. Pas question pour cette pasteure de trop s’épancher, elle le sait : elle va devoir soutenir ceux qui l’appellent pendant encore de longues semaines, car le pic de l’épidémie est encore loin, comme le gouvernement britannique l’a répété vendredi 10 avril.

Au Royaume-Uni, les croyants vivent durement l'épidémie

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