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Covid-19: l'affaire des respirateurs artificiels embarrasse le gouvernement chilien

Des soignants manifestent contre le manque de matériel médical pour faire face à l'épidémie, à Vina del Mar, le 13 avril 2020.
Des soignants manifestent contre le manque de matériel médical pour faire face à l'épidémie, à Vina del Mar, le 13 avril 2020. REUTERS/Rodrigo Garrido/File Photo
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En pleine pandémie de Covid-19, les usines qui fabriquent habituellement les respirateurs artificiels ne semblent pas pouvoir suivre la demande et de nombreux pays cherchent à s'en procurer le plus rapidement possible. Comme le Chili, où le ministre de la Santé avait annoncé il y a un mois qu'il allait recevoir près de 1 000 respirateurs de la part de la Chine. Mais les appareils ne semblent pas près d'arriver

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Avec notre correspondante à Santiago du Chili, Justine Fontaine

« Nous avons conclu un accord avec l'ambassadeur de Chine pour l'achat et le don de plus de mille respirateurs ». Voilà ce qu'indiquait fin mars le ministre chilien de la Santé, Jaime Mañalich, lors d'un point presse au palais de la Moneda. Quelques jours plus tard, le ministre ne parle plus que de 500 respirateurs, et il prévoit d'envoyer l'armée de l'air chilienne pour aller les chercher de l'autre côté de l'océan Pacifique.

Mais les avions militaires semblent n'avoir jamais quitté le Chili. Et ce week-end, au détour d'une interview, l'ambassadeur de Chine à Santiago a déclaré ne pas être au courant d'un quelconque don de respirateurs artificiels de la part des autorités chinoises.

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Réouverture progressive des activités économiques

Le ministre chilien de la Santé a donc été obligé de rétropédaler. Il affirme que cette promesse de don émanait en fait d'un syndicat chilien de chefs d'entreprises. Un syndicat patronal qui lui-même n'est pas certain de pouvoir acheter les quantités promises, tant la demande mondiale est forte.

L'affaire est en tout cas loin d'arranger le ministre de la Santé, sous le feu des critiques pour son style provocateur. Sans compter que la stratégie du gouvernement de vouloir relancer l'activité économique et de rouvrir les commerces et les écoles, est remise en cause par bon nombre d'experts en santé publique, car le pic de l'épidémie n'est attendu que pour le courant du mois de mai.

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