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Venezuela: Nicolas Maduro nomme un nouveau ministre du Pétrole

Tareck El Assaimi, un des piliers du régime chaviste, prend les rênes du ministère du Pétrole, un secteur clé pour l'économie et en pleine déconfiture.
Tareck El Assaimi, un des piliers du régime chaviste, prend les rênes du ministère du Pétrole, un secteur clé pour l'économie et en pleine déconfiture. YURI CORTEZ / AFP

Nicolas Maduro a nommé un chaviste « dur » Tareck El Aissami, ministre du Pétrole. Il aura pour tâche de « restructurer et réorganiser » le secteur pétrolier à l'heure où les prix du brut s'effondrent, indique le décret signé par le président socialiste et paru dans le Journal officiel lundi.

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Depuis novembre 2017, la présidence de PDVSA et le ministère du Pétrole étaient aux mains d'un seul homme, le général Manuel Quevedo. Dans le décret paru hier lundi, Nicolas Maduro dissocie les deux structures en nommant Asdrubal Chavez, un cousin du défunt président Hugo Chavez (1999-2013), à la tête de la compagnie pétrolière publique Petroleos de Venezuela SA (PDVSA).

Tareck El Aissami, influent et controversé

Le nouveau ministre du Pétrole, Tareck El Aissami, est l'un des piliers du système politique vénézuélien et fut un proche d'Hugo Chavez. Membre influent du PSUV, le Parti socialiste unifié du Venezuela, il fut en 2008 nommé ministre de l’Intérieur et de la Justice. Mais il est aussi sous le coup de sanctions américaines depuis 2017, en raison d'accusations de « narcotrafic ». La justice américaine l'a aussi inculpé de « narco-terrorisme » en mars dernier, tout comme Nicolas Maduro et 13 autres responsables et anciens responsables vénézuéliens de premier plan. Washington offre 10 millions de dollars pour toute information menant à l'arrestation de Tareck El Aissami, et 15 millions de dollars pour des informations permettant la capture du chef de l'Etat.

À lire aussiLe vice-président du Venezuela sur la liste américaine des barons de la drogue

Le secteur pétrolier génère au Venezuela plus de 90% des revenus du pays or l'effondrement des prix du brut pénalise actuellement tous les pays producteurs. Le prix du baril vénézuélien est tombé à moins de 10 dollars (9,90 dollars) en fin de semaine dernière, atteignant un plancher plus vu depuis 1998 (9,38 dollars). D'autre part, la production de pétrole du Venezuela est en chute libre. De trois millions de barils par jour en 2008, elle est passée à moins de 700.000 barils par jour à l'heure actuelle, selon les chiffres communiqués par Caracas à l'Opep.

À écouter aussi : au Venezuela, pénurie d'essence pour la plus grande réserve de pétrole au monde  

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