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Après la pire tuerie de son histoire, le Canada interdit les armes d'assaut

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau avant sa conférence de presse, le 1er mai 2020 à Ottawa.
Le Premier ministre canadien Justin Trudeau avant sa conférence de presse, le 1er mai 2020 à Ottawa. REUTERS/Blair Gable
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Moins de deux semaines après l’une des pires tueries que le Canada ait connue, le gouvernement libéral de Justin Trudeau vient d’accomplir une de ses promesses électorales en interdisant la vente et l’utilisation de 1 500 modèles d’armes d’assaut de type militaire.

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Moins de deux semaines après le drame de Portapique, dans l’est du Canada, le Premier ministre canadien a annoncé l’interdiction d’utiliser, vendre, importer et transporter des armes de type militaire. Au moins l’une des armes utilisées par l’auteur du massacre survenu en Nouvelle-Écosse pour tuer une quinzaine de personnes en quelques heures était une arme d’assaut. Au total, la tuerie avait fait 22 morts.

« Ces armes n’ont été conçues qu’à une seule et unique fin : tuer le plus grand nombre de personnes le plus rapidement possible. Elles n’ont aucune utilité et elles n’ont pas leur place au Canada », a déclaré Justin Trudeau vendredi lors d’une conférence de presse.

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Programme de rachat ?

D’ici deux ans, il sera impossible de s’entraîner avec ces armes dotées d’un chargeur à grande capacité et permettant un tir à répétition, explique notre correspondante à Québec, Pascale Guéricolas. Ces Ruger Mini-14 comme ceux utilisés dans le drame de l’École polytechnique à Montréal en 1989 où quatorze jeunes femmes avaient été tuées. Cela fait plus de trois décennies que le groupe de victimes de cette tuerie et leurs familles réclament l’interdiction de telles armes. Tout en saluant l’initiative du gouvernement, ces militantes et militants aimeraient que le Canada aille plus loin, en obligeant les propriétaires à vendre leurs armes à l’État.

Une position que défend Boufelja Benabdallah. Lui qui soutient les familles des victimes de l’attentat de la grande mosquée à Québec en 2017 où des carabines Vz 58 avaient tué six personnes, craint de nouvelles tueries si les armes interdites restent chez les particuliers. « On n’est pas, nous en tant qu’individu, en tant qu’être humain, à l’abri de ces chocs psychologiques qui nous amènent à faire des gestes avec quelque chose entre les mains. Donc si on n’a pas la chose entre les mains, on ne fera pas », estime-t-il.

Reste à voir si le Parti libéral au pouvoir obligera les citoyens à remettre leurs armes d’assaut alors qu’il se trouve en position minoritaire au Parlement.

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