Accéder au contenu principal

Bolivie: les élections du 3 mai reportées en raison du coronavirus

Désinfection d'une rue avec un graffiti au sol où l'on peut lire «Restez à la maison, prenez soin de votre famille» alors que la propagation du Covid-19 se poursuit à La Paz, le 14 avril 2020.
Désinfection d'une rue avec un graffiti au sol où l'on peut lire «Restez à la maison, prenez soin de votre famille» alors que la propagation du Covid-19 se poursuit à La Paz, le 14 avril 2020. REUTERS/Manuel Claure

C’est ce dimanche 3 mai que devaient avoir lieu les élections présidentielle et législative boliviennes, après l’échec de l’an passé. En octobre dernier, il y a bien eu un vote en Bolivie, mais qui a seulement débouché sur la démission d’Evo Morales. Le pays vit depuis dirigé par une présidente non élue. Et la crise sanitaire a entraîné le report du vote à une date encore inconnue.

Publicité

De notre correspondante à La Paz,

Les élections boliviennes n’auront pas lieu ce dimanche. Prévues depuis janvier dernier pour ce 3 mai, le Covid-19 est venu bouleverser l’agenda politique, déjà plusieurs fois malmené ces derniers mois.

En effet, il a fallu tout reprendre à zéro pour organiser ce nouveau vote pour que les habitants aient confiance peut-être dans leur processus électoral. Nouveau vote, qui en plus d’être complexe à mettre en place, coûte cher, les dernières élections se sont élevées à environ 30 millions d’euros.

Malgré l’évidence de ce report, dû à la pandémie, beaucoup de Boliviens expriment leur mécontentement face à ce gouvernement qui n’a pas été élu mais qui dirige pourtant le pays d’une main de fer depuis quasiment 6 mois.

► À lire aussi : Des Boliviens demandent la tenue d'élections malgré l'épidémie de coronavirus

Jeudi dernier l’Assemblée a voté une loi imposant l’organisation d’élections d’ici 90 jours. La présidente ne cesse de le répéter depuis : ce délai est trop court, dit-elle.

Le pouvoir législatif est encore en Bolivie dominé par le parti d’Evo Morales, exilé en Argentine, et la présidente intérimaire, farouche opposante, l’accuse d’atteinte à la santé publique pour vouloir que les élections aient lieu le plus rapidement possible. La tension monte en Bolivie.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.