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Haïti: le président de la fédération de football accusé d'abus sexuels sur des joueuses

Yves Jean-Bart, président de la Fédération haïtienne de football (G), lors de la Coupe du monde féminine à Saint-Malo, en France, le 6 août 2018,
Yves Jean-Bart, président de la Fédération haïtienne de football (G), lors de la Coupe du monde féminine à Saint-Malo, en France, le 6 août 2018, Catherine Ivill - FIFA/FIFA via Getty Images
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Le monde du football au cœur du scandale en Haïti : le président de la fédération est accusé d’avoir sexuellement agressé ou violé plusieurs jeunes filles qui résident au Centre national technique. C’est le journal britannique The Guardian qui révèle ces accusations dans une enquête publiée jeudi. Yves Jean-Bart, qui préside la fédération depuis 20 ans, nie ces allégations.

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De notre correspondante à Port-au-Prince,

Des joueuses mineures contraintes à des relations sexuelles avec le président de la fédération, l’enquête duGuardian a un peu circulé en Haïti, mais sans susciter beaucoup de réactions, exceptée des militants féministes comme Pascale Solages.

« C'est beaucoup de colère, c'est beaucoup de douleur, dit-elle. Pas beaucoup de surprise, mais quand même surprise...»

Présumé innocent, Yves Jean-Bart surnommé Dadou compte donc parmi la série d’hommes haïtiens célèbres à être accusés de viols ou violences sur des femmes. Faire que la vérité soit établie est toujours un rude travail.

« Ce sera un combat pas seulement avec Dadou Jean-Bart, ce sera un combat avec les médias, ce sera un combat avec l'institution, ce sera la police, ce sera la justice, ce sera aussi les familles parce qu'il faut se rappeler qu'il y a souvent les familles des victimes, ajoute Pascale Solages. Il y a aussi la population qui souvent aussi se fait  complice car rester dans le silence, c'est comme rester en sécurité. »

Le silence, Nice Simon l’avait, elle, brisé. Célèbre actrice et maire d’une des principales villes d’Haïti, elle a porté plainte pour violences conjugales, montrant publiquement les marques des coups reçus. Le juge d’instruction a rendu une ordonnance en faveur de l’accusé, qui se trouve être un homme d’affaires proche du pouvoir en place.

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