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Coronavirus: Santiago se confine, un sénateur malade fait le mur

Un soldat chilien arrête les voitures à un checkpoint à Santiago, où un confinement toal a été décidé le 16 mai 2020.
Un soldat chilien arrête les voitures à un checkpoint à Santiago, où un confinement toal a été décidé le 16 mai 2020. Martin BERNETTI / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Face à une forte hausse des nouveaux cas de coronavirus, en particulier dans la capitale chilienne, le gouvernement a été forcé de durcir les mesures de confinement ce samedi 16 mai, les élargissant pour la première fois à tout le grand Santiago. Dans ce contexte, un sénateur a pris l'avion pour rentrer dans sa circonscription. Or il attendait le résultat d'un test de coronavirus, qui s'est par la suite révélé positif.

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Avec notre correspondante à Santiago, Justine Fontaine

Tout est parti de deux cas de coronavirus parmi les journalistes qui couvrent l'actualité du palais présidentiel de la Moneda. Des tests ont été réalisés sur les personnes avec qui ils avaient pu être en contact les jours précédents. Parmi eux, le sénateur socialiste Rabindranath Quinteros, 76 ans, qui a réalisé l'examen ce mercredi.

Mais au lieu de rester confiné en attendant le résultat, comme le recommandent les autorités de santé au Chili, celui qui est aussi vice-président du Sénat a décidé de rentrer en avion dans sa circonscription. C'est donc une fois arrivé dans le sud du pays ce vendredi qu'il a appris qu'il était le premier parlementaire chilien déclaré positif au coronavirus.

Résultat : 25 sénateurs ont été placés en quatorzaine préventive, et le Sénat a été fermé temporairement. Quinze passagers dans le même avion que l'homme politique font eux l'objet d'un suivi de la part des autorités sanitaires.

Enquête pour atteinte à la santé publique

Plusieurs élus de droite comme de gauche ont regretté l'attitude du sénateur d'opposition. Lui répond qu'il n'avait pas de symptômes et que l'infirmière qui a fait le test lui a dit qu'il pouvait rentrer dans sa résidence principale.

Le parquet de Santiago a ouvert une enquête pénale pour atteinte à la santé publique. Rabindranath Quinteros risque jusqu'à 18 mois de prison et 1 100 euros d'amende.

À lire aussi : Covid-19: l'affaire des respirateurs artificiels embarrasse le gouvernement chilien

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