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Face à Donald Trump, des salariés de Facebook soutiennent Twitter

La plate-forme Twitter a signalé deux tweets de Donald Trump et en a masqué un dernier.
La plate-forme Twitter a signalé deux tweets de Donald Trump et en a masqué un dernier. OLIVIER DOULIERY / AFP
Texte par : Myriam Berber
3 min

Nouveau rebondissement dans la bataille qui oppose le président Donald Trump au réseau social Twitter. Des employés de son concurrent, Facebook, ont pris le parti de Twitter, contrairement à leur patron. Ils désavouent la décision de Mark Zuckerberg qui refuse d’intervenir sur les messages de Donald Trump.

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« Mark a tort et je vais m'efforcer de le faire changer d'avis en faisant beaucoup de bruit », a tweeté, dimanche 31 mai 2020, Ryan Freitas, directeur du design pour le News Feed (fil d'infos) de Facebook

Il précise avoir rassemblé une cinquantaine de personnes du même avis. Parmi ces salariés, un designer, David Gillis : « Je pense que le tweet de Trump sur les pillages encourage la violence et attise le racisme. Respect à l'équipe de Twitter ». Et un responsable en recherche et développement Jason Stirman : «  Je ne suis pas seul chez Facebook. Il n'y a pas de position neutre sur le racisme  ».

À l'origine de ce mouvement des salariés de Facebook, la décision, la semaine dernière, de Twitter de signaler comme trompeurs deux messages du président sur le vote par correspondance. Puis, Twitter a masqué un tweet de Donald Trump qui menaçait d’ouvrir le feu sur les manifestants de Minneapolis, après la mort de George Floyd.

Le statu quo de Facebook

Contrairement à Twitter, Facebook refuse de supprimer les publications de Donald Trump. Les deux réseaux ont mis en place des systèmes de lutte contre les contenus dangereux (appels à la haine, apologie de la violence, harcèlement...) et contre la désinformation. Mais Facebook exempt les personnalités et candidats politiques de ces mesures.

Son patron Mark Zuckerberg a rappelé que « les plateformes ne devaient pas jouer le rôle d'arbitres de la vérité en ligne ». Pour ne rien arranger, la presse américaine a révélé que Mark Zuckerberg et Donald Trump se sont entretenus par téléphone.

La polémique sur les publicités politiques

Ulcéré par la décision de Twitter, Donald Trump a contre-attaqué. Le 28 mai 2020, il a signé un décret qui remet en cause une loi fondamentale de l’Internet américain, la section 230 du « Communications Decency Act ». Ce décret vise à modifier le statut des hébergeurs de contenu. Désormais, ils seront tenus responsables devant la justice des contenus circulant sur leurs plateformes.

Ce n’est pas la première fois que la position de Facebook suscite de vives critiques aux États-Unis. Sur le sujet des publicités politiques, Facebook a, également, donné raison à Donald Trump. Alors que Twitter interdit toutes les publicités politiques, Mark Zuckerberg a décidé de ne pas les interdire sur ses pages, même si elles sont mensongères. Une position du patron critiquée en interne par plus de 250 salariés du groupe dans une lettre rendue publique par le New-York Times.

► À lire aussi Twitter signale un tweet de Trump, qui crie à l'interférence dans la présidentielle

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