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Manifestations aux États-Unis: Joe Biden fait la leçon à Donald Trump

Face à un président accusé d'accentuer les divisions, Joe Biden appelle à la pacification.
Face à un président accusé d'accentuer les divisions, Joe Biden appelle à la pacification. REUTERS/Joshua Roberts
Texte par : RFI Suivre
2 min

Une semaine après la mort de George Floyd, Joe Biden s’est rendu ce mardi 2 juin à Philadelphie, une ville secouée elle aussi par des émeutes. Il y a tenu un discours très remarqué. 

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Avec notre correspondante à Washington, Anne Corpet

Joe Biden a entamé sa prise de parole par les derniers mots prononcés par George Floyd alors qu'il agonisait sous le genou d'un policier blanc : « Je ne peux pas respirer, je ne peux pas respirer ». En employant ces mots devenus le cri de ralliement des manifestants américains, pour débuter son allocution, le candidat démocrate a voulu démontrer toute la force de son empathie.

Mais son discours a surtout sévèrement étrillé le président. « Donald Trump a fait de ce pays un champ de bataille rongé par de vieux ressentiments et de nouvelles craintes. Il préfère enflammer les passions de sa base que de s’occuper des besoins de la population dont il est censé s’occuper », a-t-il lancé avant d’ajouter : « Le président doit contribuer à résoudre les problèmes de la nation, pas les aggraver ».

Le ton de Joe Biden tranchait ainsi singulièrement avec celui de Donald Trump qui, la veille, parlait de terrorisme pour qualifier les émeutes. Le locataire de la Maison Blanche a menacé de mobiliser des milliers de soldats lourdement armés pour mettre fin aux pillages qui ont émaillé certains rassemblements.

À lire aussi : Manifestations aux États-Unis: une répétition générale de la présidentielle?

Le candidat démocrate a insisté sur les lourdes responsabilités qu’impliquait la charge du pays. Il a reconnu la réalité de la fracture raciale qui affecte les Etats-Unis, a évoqué un racisme institutionnel et a promis de chercher à panser ces plaies plutôt que de les creuser. À cinq mois de l’élection présidentielle, et pour sa première sortie hors de son État du Delaware depuis plus de deux mois, Joe Biden a donné le ton de sa campagne : celui d’un candidat conscient des difficultés qui l’attendent, et qui cherche à pacifier un pays gangrené par ses divisions.

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