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Revue de presse des Amériques

A la Une: la convention républicaine déplacée à Jacksonville

Donald Trump lors de la précédente convention républicaine réunie à Cleveland, en 2016.
Donald Trump lors de la précédente convention républicaine réunie à Cleveland, en 2016. REUTERS/Mario Anzuoni
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C’est confirmé : l’essentiel de la convention du parti républicain ne se tiendra plus à Charlotte, en Caroline du Nord, mais à Jacksonville, en Floride. Le gouverneur démocrate de la Caroline du Nord disait en effet ne pas pouvoir promettre que le lieu choisi puisse accueillir autant de spectateurs que prévu, en raison des règles de distanciation sociale liées au Covid-19. Donald Trump a donc mis ses menaces à exécution : il déplace la convention qui doit l’investir officiellement candidat républicain à la présidentielle.

À Charlotte, c’est la consternation. Des dizaines de milliers de personnes devaient converger dans cette ville au mois d’août, pendant quatre jours, et injecter dans l’économie locale plus de 150 millions de dollars, note le Charlotte Observer. Finalement Charlotte n’accueillera que 300 délégués républicains le temps d’une journée, avant d’être abandonnée pour Jacksonville, où ces délégués en rejoindront 2 000 autres, pour trois jours de discours et de célébrations autour de l’investiture de Donald Trump. Le journal note que ce sera « la première convention depuis 1860 à se tenir dans deux villes » différentes.

Qui va régler la note-?

Les représentants républicains de la Caroline du Nord déplorent les pertes économiques pour la ville et pour la région. Ils se demandent qui va régler la note, comment les contrats entre la ville et le parti républicain seront honorés. Selon le Charlotte Business Journal, la ville avait déjà touché « une subvention fédérale de 50 millions de dollars » pour anticiper toutes les questions liées à la sécurité de la convention, et la municipalité elle-même avait déjà « dépensé 14 millions de dollars ». Selon le comité chargé de l’organisation, ce changement est surtout un coup dur pour « l’hôtellerie, le tourisme, les petites entreprises et les commerçants » qui comptaient bien compenser, grâce à ce grand évènement, les pertes dues aux mesures de confinement.

Pour Jacksonville, au contraire, c’est le jackpot. « Prépare-toi la Floride, la convention arrive », c’est le titre du Tampa Bay Times. Jacksonville n’est pas un choix anodin : c’est l’un des comtés de Floride qui peut basculer côté démocrate ou républicain à quelques voix près, rappelle le Miami Herald. Donald Trump l’avait remporté avec seulement 6 000 voix d’avance en 2016, mais deux ans plus tard, ce même comté avait basculé démocrate lors des élections de mi-mandat.

27 août : un jour sombre dans l’histoire de Jacksonville

Le journal note aussi que ce qui « donne plus de poids à cette décision de venir à Jacksonville, c’est que le dernier jour de la convention -le 27 août- coïncide avec le 60e anniversaire du Axe Handle Saturday », traduction « la nuit des manches de hache ». Un jour sombre pour la ville, explique le quotidien : en 1960, des militants noirs luttant pour la reconnaissance de leurs droits civiques avaient été violemment attaqués par des hommes blancs, certains liés au Ku Klux Klan.

Un historien interrogé par le Miami Herald pense que la date de visite du président n’est pas un hasard, lui qui « a l’intention de reprendre les grands rassemblements politiques à partir du 19 juin - jour qui commémore la fin de l’esclavage aux États-Unis ». De surcroit, il organisera ce jour-là un meeting à Tulsa, en Oklahoma, ville théâtre d’une autre violente attaquée perpétrée par des habitants blancs contre des habitants noirs et les commerces qu’ils détenaient, il y a près de 100 ans. 

Brésil : le Covid-19 endeuille de nombreuses familles en Amazonie

Chez les Mundukuru, par exemple, le virus a tué neuf personnes âgées, neuf anciens en quelques jours seulement. Et ces pertes sont déstabilisantes pour cette communauté, peut-on lire sur le site Latin America News Dispatch. Un professeur d’archéologie explique qu’« en plus d’être les dépositaires des connaissances sur l’environnement, l’histoire, les herbes médicinales, ces anciens fournissent des conseils politiques et spirituels aux plus jeunes, des conseils fondamentaux dans la lutte de ces communautés pour leurs terres ».

Bref, ce professeur résume : « la mort soudaine de plusieurs anciens d’une même communauté peut être comparée à l’incendie simultané des musées, des bibliothèques et des parlements ». « Officiellement, 218 autochtones sont morts du Covid-19 au Brésil. Mais les experts pensent que les vrais chiffres sont au moins trois fois plus élevés », ajoute le site d’information. En cause : la mauvaise tenue des registres du gouvernement et l’éloignement de ces communautés amazoniennes.

Montréal : il sauve une vie, sans penser au Covid-19

Il s’appelle Alexis Achindebya Deuzoumbé, il a 33 ans, il est tchadien et demandeur d’asile au Canada. Le jeune homme apparaît tout sourire en haut de cet article du Journal de Montréal. Jeudi dernier, il est à son poste : gardien de sécurité d’une école. Juste à côté se trouve une file d’attente pour les tests de dépistage du Covid-19. Soudain, un homme s’écroule dans cette file d’attente.

Ni une ni deux, le jeune Tchadien se précipite et commence un long massage cardiaque jusqu’à l’arrivée des secours. Et ce, malgré les risques de contracter la maladie, souligne le quotidien. Lorsque la ville lui a rendu hommage, en lui remettant un certificat d’excellence, Alexis Achindebya Deuzoumbé n’a pensé qu’à s’excuser auprès du gouvernement canadien « de ne pas avoir respecté les recommandations de distanciation physique ».

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