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Coronavirus au Chili: le ministre de la Santé démissionne au plus fort de l'épidémie

Des Chiliens ayant perdu leur emploi  à cause de la crise sanitaire font la queue pour s'inscrire au chômage à Santiago le 8 juin 2020 (image d'illustration).
Des Chiliens ayant perdu leur emploi à cause de la crise sanitaire font la queue pour s'inscrire au chômage à Santiago le 8 juin 2020 (image d'illustration). REUTERS/Ivan Alvarado
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le Chili recense le nombre de cas confirmés de coronavirus le plus important au monde par rapport à sa population. Le bilan officiel a dépassé les 3 000 morts, alors que le pays compte seulement 18 millions d'habitants. C'est dans ce contexte, en plein pic de l'épidémie, que le ministre de la Santé a présenté sa démission ce samedi 13 juin.

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Avec notre correspondante à Santiago, Justine Fontaine

Médecin de formation et proche du président de droite Sebastian Piñera, Jaime Mañalich était fortement critiqué depuis le début de la crise sanitaire, notamment pour son manque de transparence.

En l'espace de moins d'une semaine, le ministère de la Santé a changé trois fois sa méthodologie pour comptabiliser le nombre de décès liés au coronavirus. Et vendredi, un média d'investigation a révélé que le Chili avait déclaré à l'OMS près de 5 000 morts liés au coronavirus, contre seulement 3 000 annoncés officiellement lors des points presse quotidiens du ministère de la Santé.

Le ministre Jaime Mañalich, déjà critiqué pour avoir beaucoup tardé à mettre en place le confinement dans la région de Santiago, a donc fini par démissionner. « C'est le moment de l'unité, du dialogue et de la confiance. Et s'il faut pour cela que je me mette en retrait, je le fais avec plaisir car c'est ce qui est nécessaire, dans le respect des valeurs républicaines, pour sortir de cette situation », a-t-il déclaré.

Jaime Mañalich était particulièrement clivant, peu apprécié par l'ordre des médecins notamment. Son successeur, Enrique Paris, est lui aussi un proche du président. Lors de sa prise de fonctions il a promis un meilleur dialogue avec la communauté scientifique, et assuré qu'il était prêt à entendre les critiques. Il arrive à ce poste au moment le plus difficile de l'épidémie, alors que le taux d'occupation des lits de réanimation dans la région de Santiago a atteint les 100% cette semaine.

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