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L'opposition vénézuélienne refuse de participer aux prochaines législatives

La Cour suprême vénézuélienne a nommé, vendredi 12 juin, de nouveaux membres à la tête de la commission électorale nationale qui sera chargée de superviser les élections législatives.
La Cour suprême vénézuélienne a nommé, vendredi 12 juin, de nouveaux membres à la tête de la commission électorale nationale qui sera chargée de superviser les élections législatives. REUTERS/Manaure Quintero

Au Venezuela, l’opposition majoritaire au Parlement a annoncé, dimanche 14 juin, qu’elle ne participerait pas aux prochaines élections législatives prévues pour la fin de l’année. En cause : la nomination, vendredi, d’un nouveau Conseil national électoral par le Tribunal suprême de justice réputé acquis au président Nicolas Maduro.

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« La dictature ne veut pas d’élections. » Voilà le titre du communiqué de onze partis d’opposition pour rejeter la nomination, vendredi 12 juin, d’un nouveau Conseil national électoral. C’est le Tribunal suprême de justice qui a nommé les nouveaux membres, dont une nouvelle présidente sanctionnée par le Canada.

Pour l’opposition, qui accuse le TSJ d’être acquis à Nicolas Maduro, cette nomination est une « usurpation des attributions » de l’Assemblée nationale. Car selon la Constitution, c’est en effet au Parlement de choisir les nouveaux recteurs du Conseil national électoral. Mais la Cour suprême s’est arrogée cette prérogative car depuis 2016, elle juge nulles toutes les décisions prises par l’Assemblée nationale où l’opposition est majoritaire.

Cette nomination acte donc l’échec des négociations entre le gouvernement et l’opposition pour nommer un nouveau Conseil national électoral en bonne et due forme et risque d’empirer la crise politique au Venezuela.

De fait, l’opposition annonce qu’elle ne participera pas aux prochaines élections législatives prévues cette année. Elle dénonce la « prétention dictatoriale » de ce scrutin et fustige la volonté du gouvernement d’organiser « une nouvelle farce électorale ».

Pour l’instant, aucune date n’a été officiellement communiquée pour ce scrutin législatif qui doit se tenir d’ici la fin de l’année.

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