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Revue de presse des Amériques

À la Une: solidarité autour de Bubba Wallace, victime d’un acte raciste

La star de Nascar Derrell Bubba Wallace salue son public, le 22 juin 2020.
La star de Nascar Derrell Bubba Wallace salue son public, le 22 juin 2020. USA Today sports/John David Mercer via Reuters
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Nous vous racontions dans cette revue de presse des Amériques que le seul pilote noir du championnat automobile Nascar avait été victime d’un acte raciste. Derrell « Bubba » Wallace avait retrouvé une corde de pendu dans son garage. Aujourd’hui, en signe de soutien, les pilotes et les mécaniciens des autres équipes ont escorté sa voiture jusqu’à la ligne de départ du circuit de Talladega, en Alabama, en ce premier jour de championnat. Sur les images, largement partagées sur les réseaux sociaux, Bubba Wallace apparaît ému aux larmes par ce geste de ses concurrents.

Pour rappel, le pilote s’était battu, entre autres, pour que le drapeau confédéré disparaisse du circuit et depuis, il subit des menaces. Le FBI a annoncé lundi qu’il ouvrait une enquête. Pour le quotidien canadien Globe & Mail, le championnat « doit tenir compte de sa sombre histoire ». Il doit se souvenir qu’il doit sa création à l’ancien gouverneur de l’Alabama George Wallace, qui était aussi un farouche défenseur de la ségrégation. Pour le Washington Post, la Nascar doit se battre contre un ennemi de l’intérieur, puisque ce garage où a été retrouvé le nœud coulant n’était pas accessible aux fans. Seuls les équipes et le personnel qui organisent ce championnat pouvaient y pénétrer.

États-Unis : l’impact du vote par correspondance

Jour de primaires dans l’Oregon, le Kentucky, et surtout dans l’État de New York où va pouvoir être mesuré le rapport de force entre l’aile gauche et les centristes du Parti démocrate, que le Huffington Post qualifie de « titulaires vieillissants ». Des sièges à la Chambre des représentants sont en jeux. Il y a deux ans, l’étoile montante de l’aile gauche, Alexandria Ocasio-Cortez, avait créé la surprise en l’emportant face à un ténor du parti. Et AOC – c’est son surnom – a fait des petits : Politico souligne que « presque tous les démocrates de la Chambre des représentants de New York et de ses banlieues sont confrontés à un certain niveau de menace de la part de l’aile gauche » ce mardi 23 juin. Mais la résistance est bien là : Alexandria Ocasio-Cortez doit par exemple défendre son siège à la Chambre face à une ancienne journaliste dont la campagne a été largement financée par les financiers de Wall Street.

Les résultats ne sont pas attendus tout de suite. En réalité, ces scrutins donnent une indication sur ce qu’il pourrait se passer lors de la présidentielle le 3 novembre. Déjà en Géorgie et au Nevada un peu plus tôt ce mois-ci, « certaines batailles électorales sont restées en suspens pendant des jours alors que les responsables électoraux pataugeaient dans les milliers de bulletins de vote par correspondance à éplucher », note le Washington Post. Selon le journal, de plus en plus de personnes y ont recours de peur du coronavirus, ce qui implique une transformation profonde du déroulement des élections aux États-Unis.

Cela laisse présager que nous n’aurons pas les résultats de la présidentielle lors de la nuit électorale du 3 novembre. Le dépouillement pourrait durer des jours, voire des semaines dans les États pivots. « Un test sans précédent de la confiance des Américains dans leur système électoral », écrit le Washington Post. Alors que Donald Trump a déclaré à plusieurs reprises que ce vote par correspondance pouvait lui coûter l’élection, « peu de gens s’attendent, poursuit le journal, à ce que le président apaise les inquiétudes des électeurs ».

Coronavirus : les cas largement sous-évalués aux États-Unis au mois de mars ?

Les États-Unis ont dépassé le seuil des 120 000 morts du Covid-19. Deux nouveaux membres de l’équipe de campagne de Donald Trump ont d’ailleurs été testés positifs. On apprend dans le Miami Herald que la maladie aurait infecté 80 fois plus d’Américains que les chiffres officiels dès le mois de mars ! Ce mois-là, plus de 8,7 millions de cas n’auraient pas été diagnostiqués aux États-Unis selon les chercheurs de la Penn State University. Ces derniers ont également constaté que les cas ont doublé près de deux fois plus vite qu’on ne le pensait au départ. La modélisation « suggère qu’au moins 9 % de la population de New York était infectée à la fin du mois de mars ».

Bolivie : les crématoriums dépassés

Ailleurs sur le continent, la Bolivie connaît un nouveau record de contaminations. Le pays a recensé plus de 1 100 cas en une seule journée et 47 décès supplémentaires (820 morts en tout), écrit La Razon. Mais les véritables chiffres seraient largement supérieurs, estime Pagina Siete. Le média bolivien explique que les personnes décédées d’insuffisance respiratoire ces derniers jours sont enterrées sans être testées et que leurs proches ne sont pas isolés.

À Cochabamba, par exemple, « le crématorium du cimetière général n’est plus en mesure de répondre à la demande ». Devant cette ville et la capitale La Paz, c’est la zone de Santa Cruz qui est la plus touchée. Un département frappé aussi par d’importantes inondations. Lundi, raconte Los Tiempos, la vidéo virale d’une infirmière rentrant chez elle en vélo dans des rues totalement inondées a fait le tour des réseaux sociaux en Bolivie.

Le Mexique à son tour touché par les brumes de sable

Après les Caraïbes, c’est au tour du Mexique d’être touché par des brumes de sables, des poussières venues du Sahara. Ce phénomène météorologique doit s’abattre sur le sud-est du pays, la péninsule du Yucatan. Pas de danger pour la population, estime le Centre national pour la prévention des catastrophes, cité par La Razon. Celui-ci ajoute qu’il existe « une relation entre les “tempêtes” de sable et les cyclones tropicaux ». Un effet plutôt bénéfique puisque cette poussière de sable empêcherait la formation des cyclones et diminuerait leur intensité.

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