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Colombie: arrestation du chef d'un groupe dissident des Farc

Indiens Nasa dans le département du Cauca, Colombie (illustration)
Indiens Nasa dans le département du Cauca, Colombie (illustration) CARLOS JULIO MARTINEZ / AFP
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Le président colombien, Ivan Duque, a annoncé hier mardi la capture du chef d'un groupe dissident des Farc accusé d'être impliqué dans l'assassinat de cinq Amérindiens. Fernando Israel Méndez, alias «l'Indien» est le chef d'un groupe de l'ancienne guérilla opérant dans le département du Cauca.

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« Nous continuons à frapper le crime organisé qui se livre au narcotrafic et à l'assassinat de leaders communautaires », écrit sur le réseau twitter le président colombien Ivan Duque, qui félicite l'armée et la police pour leur travail.

Outre Fernando Israel Méndez, quatre autres dissidents ont été arrêtés dans la commune de Caloto, a précisé l'armée dans un communiqué.

À lire aussi : En Colombie, les dissidences des FARC en concurrence 

Le chef guérillero capturé est soupçonné, rapporte l'Agence France presse, d'être « l'auteur matériel » (ce sont les terme du service de presse de l'armée) du massacre de cinq indigènes Nasa lors d'une attaque en 2019 dans le Cauca. Parmi les victimes, l'une des porte-parole et chef de file de cette communauté, Cristina Bautista.

L'attaque s'est produite en octobre 2019 dans la réserve de Tacueyo, à Toribio, dans le département du Cauca. Des hommes ont ouvert le feu sur une camionnette dans laquelle se trouvait Cristina Bautista, qui a été tuée comme quatre autres membres de cette communauté qui l'accompagnaient. Les meurtres s'étaient produits alors que les dissidents cherchaient à libérer trois des leurs arrêtés par la Garde indigène, un corps de surveillance qui opère sans arme.

Le département du Cauca particulièrement victimes de la violence armée 

Le département du Cauca, qui compte près de 25% d'Amérindiens, fait l'objet de conflits entre des groupes liés à des cartels mexicains, des guérilléros de l'Armée de libération nationale (ELN) et des dissidents de l'ancienne rébellion des Forces armées révolutionnaires colombiennes (Farc) qui ont rejeté l'accord de paix signé en 2016 avec le gouvernement. Depuis le désarmement des Farc, terminé en juin 2017, le Cauca, comme d'autres régions, est confronté à une recrudescence de la violence de groupes armés qui veulent prendre le contrôle des territoires où les Farc étaient implantés.

Selon l'ONG Somos Defensores, 77,7% des 32 dirigeants indigènes assassinés en 2019 dans le pays - le chiffre le plus élevé en dix ans - étaient originaires du Cauca. L'Organisation nationale indigène de Colombie (ONIC) a rapporté qu'au moins 167 indigènes ont été tués depuis l'entrée en fonction du président Duque, le 7 août 2018, précise encore l'AFP.

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