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États-Unis: à Boston, la fiabilité de la reconnaissance faciale mise en doute

Manifestation contre le racisme à Boston, près d'un mois après le dèces de George Floyd. Le 23 juin 2020. (Illustration).
Manifestation contre le racisme à Boston, près d'un mois après le dèces de George Floyd. Le 23 juin 2020. (Illustration). REUTERS/Brian Snyder
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Aux États-Unis, le conseil municipal de Boston a voté l'interdiction pour les agents municipaux d'utiliser la reconnaissance faciale. Cette technologie est accusée d’être particulièrement inadaptée à l’identification des personnes de la minorité noire.

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De notre correspondante à Washington, Anne Corpet

La mesure a été votée à l’unanimité par le conseil municipal de Boston, deuxième ville américaine après San Francisco à renoncer à cet outil informatique. « Au moment où notre communauté réclame du changement, nous ne voulons pas investir dans une technologie qui, selon les études, renforce le racisme systémique » a déclaré l’un des élus. La reconnaissance faciale se tromperait dans 35% des cas dans l’identification des femmes noires selon une étude du MIT et les militants qui manifestent contre le biais racial de la police réclament l’abandon de cette technologie.

En janvier dernier, un Afro-Américain a passé trente heures en prison parce qu’un logiciel a estimé que sa photo correspondait à l’image d’un voleur de montres retransmise par une caméra de surveillance. Robert Williams avait été arrêté et menotté chez lui devant sa femme et ses deux fillettes. Les policiers avaient ensuite reconnu une erreur de l’ordinateur. C’est la première fois que l’échec de la reconnaissance faciale est documentée sur un cas précis aux États-Unis.

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