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Coronavirus: le Chili frappé au coeur dans ses mines de cuivre

La mine de cuivre à ciel ouvert de Chuquicamata, au Chili.
La mine de cuivre à ciel ouvert de Chuquicamata, au Chili. REUTERS/Ivan Alvarado/File Photo
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le Chili s'inquiète du nombre de cas de coronavirus dans les mines de cuivre. Le métal rouge est la principale richesse du pays, et représente 50% de ses exportations. Les activités n'ont jamais cessé dans les mines, et les mesures de sécurité sanitaire mises en place dans le secteur n'ont visiblement pas été suffisantes. Les hôpitaux de la principale région minière du pays, Antofagasta, frôlent la saturation. Et plusieurs importantes mines de cuivre ont été forcées des derniers jours de réduire leurs activités.

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avec notre correspondante à Santiago, Justine Fontaine

Quarante cinq pour cent de travailleurs en moins dans la mine de Chuquicamata, la plus grande mine de cuivre à ciel ouvert au monde, c'est ce qu'a décidé le géant public Codelco pour deux semaines. Car la région minière d'Antofagasta est en ce moment la plus touchée par le coronavirus au Chili, après la capitale.

Et la situation est particulièrement dramatique à Calama, comme en témoigne le maire de la ville, Daniel Agusto. « Calama se meurt. Le ministère de la Santé a décrété le confinement beaucoup trop tard, alors que la contagion, les nouveaux cas, étaient déjà hors de contrôle. »

Le cimetière est plein et en ce moment le taux d'examens positifs au Covid-19 atteint même 80% dans les centres de santé municipaux de la ville. Le maire accuse le secteur minier d'avoir voulu faire passer les profits avant la santé des salariés.

Hugo Benitez, le président de l'ordre des médecins de la région d'Antofagasta, appelle les mines à la responsabilité. « Elles ont provoqué la contagion de 1500 employés au moins. Nous comprenons que l'activité minière soit extrêmement importante pour le pays et pour cette région, mais pour protéger le secteur il faut protéger aussi les personnes qui y travaillent ! »

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Il propose en vain, depuis fin mars, d'imposer une quatorzaine préalable aux salariés qui viennent chaque semaine ou toutes les deux semaines remplacer l'équipe précédente dans les mines.

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