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Revue de presse des Amériques

À la Une: le triomphe de Luis Abinader en République Dominicaine

Luis Abinader entouré de sa femme et de sa colistière pour la vice-présidence Raquel Pena, après l'annonce des résultats, le 5 juillet 2020.
Luis Abinader entouré de sa femme et de sa colistière pour la vice-présidence Raquel Pena, après l'annonce des résultats, le 5 juillet 2020. REUTERS/Ricardo Rojas
Texte par : Eliott Brachet
5 mn

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Le quotidien El Dia, publie des images de liesse devant le quartier-général de campagne de Luis Abinader. Ses soutiens ont exulté au moment où leur candidat, crédité de 53% des votes, a pris la parole, ému, aux côtés de sa vice-présidente Raquel Peña. Dans son discours, le futur président s’est affiché comme « l’homme de l’unité » analyse El Caribe. « Le président que vous avez élu ne sera pas le président d’un groupe particulier, mais de tous les Dominicains, sans distinction », s’est-il exclamé. La foule a repris les slogans de la campagne : « Le changement arrive ! » et « Ils sont enfin partis ! » en référence au Parti de la Libération Dominicaine (PLD) arrivé deuxième avec 37% des suffrages.

Les journaux dominicains insistent sur la fin de l’hégémonie politique du PLD. Mené par Gonzalo Castillo, le parti perd non seulement la présidentielle mais aussi sa majorité au Sénat, après vingt-deux ans de règne constate Listín Diario. Si le jeune Parti Révolutionnaire Moderne (PRM) créé en 2014 et mené par Luis Abinader, a largement triomphé dans les urnes, le journal Listín Diario remarque que dans les régions les plus pauvres, dans le sud du pays principalement, le PLD de l’ancien président Danilo Medina a conservé ses sièges au Sénat. 

Pour le quotidien La Información, ces élections se sont déroulées presque sans anicroche, dans un « grand civisme ». Un homme a pourtant été tué par balle dimanche au cours du scrutin. Malgré tout, « le processus démocratique en République Dominicaine progresse à grands pas » se félicite le journal El Diario Libre. Mais le nouveau mandataire doit être « à la hauteur des attentes des citoyens », notamment dans la lutte contre la corruption exhorte un éditorialiste. Enfin, El Diario Libre rappelle aussi les nombreux défis qui attendent Luis Abinader : lutter contre la pandémie tout d’abord et restructurer une économie fragilisée par la crise sanitaire.

En Bolivie, la ministre de la Santé testée positive au Covid-19

Eidy Roca a bien été contaminée par le coronavirus. La Razón rappelle que c'est la troisième ministre du gouvernement de Jeanine Áñez qui est contaminée par le coronavirus après le ministre de l’Éducation et celui des Hydrocarbures. La ministre de la Santé s’est exprimée dimanche, depuis son domicile où elle a été placée en quarantaine. Elle assure que la décision d'avoir mis la Bolivie sous cloche pendant deux mois était un « effort difficile à accepter pour la population » mais qui « a réellement permis d’endiguer la propagation du virus ». Le journal Los Tiempos raconte l’inquiétude des Boliviens alors que le pays approche des 40 000 cas de contamination et déplore environ 1 500 morts. Selon le quotidien, la situation est particulièrement préoccupante dans l’État de Cochabamba où de nombreuses voix exigent la démission de la Gouverneure, critiquant sa gestion de la crise.

Soupçons de malversations au Honduras sur fond de lutte contre le Covid-19

Sur 9 millions d'habitants, le pays compte officiellement plus de 22 000 malades du coronavirus rappelle La Prensa, dont 600 décès au moins. 1 300 tests seulement sont réalisés chaque jour, déplore le quotidien. Des soupçons de malversations concernant l’achat de matériel à l’étranger font également couler beaucoup d'encre. Le gouvernement a payé 47 millions de dollars pour sept hôpitaux de campagne d’une capacité de 400 lits qui n’ont pas été livrés. La Prensa a mené l’enquête. On apprend que certains hôpitaux mobiles, destinés à lutter contre la pandémie, ont été achetés dans des conditions douteuses à des entreprises américaines ou turques. En outre, les matériels de protection sont arrivés au compte-gouttes, laissant les soignants sans défense face à la contagion.

Au Pérou, bataille politique entre le président et le Parlement

Le Pérou en pleine « pandémie politique », titre le quotidien La República. Vendredi, le Congrès ne s’était pas mis d’accord pour voter une loi abolissant l’immunité parlementaire et visant à sanctionner sévèrement les cas de corruption. Le président Martín Vizcarra a réagi samedi, prenant de court les parlementaires : il a promis d’organiser un référendum sur la question en même temps que les élections législatives de 2021. Mais le Congrès a « contre-attaqué » immédiatement, explique El Comercio, ouvrant la voie à la modification de la Constitution. Si leur proposition est adoptée, l’immunité sera levée non seulement pour les parlementaires, mais aussi pour tous les hauts fonctionnaires, dont le président de la République. Martín Vizcarra pourrait désormais être poursuivi par la justice en plein mandat. Lima est le théâtre d’un « choc des pouvoirs », poursuit La República. Entre l’exécutif péruvien et le pouvoir législatif, le bras de fer est lancé pour réformer la vie politique.

Le Guatemala, nouvelle plaque tournante du trafic de drogue

Dans la presse américaine ce lundi, on retrouve aussi une enquête du Washington Post sur la trace des narcotrafiquants au cœur de la jungle guatémaltèque. Les journalistes se sont rendus dans le Parc National Laguna del Tigre, suivant des patrouilles de l’armée hondurienne. Le Washington Post décrit le ballet aérien de jets privés, chargés de centaines de kilos de cocaïne. Ces avions et leurs cargaisons (atteignant parfois les 100 millions de dollars), atterrissent souvent en pleine nuit sur des pistes secrètes, guidés par les narcotrafiquants à l’aide de drones. Le quotidien explique que « le jeu du chat et de la souris permanent » entre les autorités américaines et les barons de la drogue entraine la délocalisation de leurs bases pour l’exportation de la drogue. Après le Mexique ou le Honduras, c’est désormais le Guatemala qui est devenu une des nouvelles plaques tournantes du trafic de cocaïne en Amérique centrale. « Pas moins de 90% de la cocaïne consommée aux États-Unis transite désormais par la jungle guatémaltèque » souligne le journal.

Les commerces rouvrent à São Paulo au Brésil

Alors que la pandémie de coronavirus frappe sévèrement le Brésil, les bars, les restaurants, les salles de sports et même les barbiers ouvrent ce lundi à São Paulo nous apprend Folha de S. Paulo. Le quotidien fait part de son inquiétude alors que le pays a franchi la barre des 1,6 millions de cas et que 65 000 personnes sont mortes du Covid-19 depuis le début de la pandémie.

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