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Revue de presse des Amériques

À la Une: l’enquête sur les disparus d’Iguala relancée au Mexique

Des proches des disparus manifestent à Mexico le 26 septembre 2018, avec le portrait Christian Alfonso Rodriguez Telumbre, dont les restes ont été identifiés par un laboratoire autrichien, en ce mois de juillet 2020.
Des proches des disparus manifestent à Mexico le 26 septembre 2018, avec le portrait Christian Alfonso Rodriguez Telumbre, dont les restes ont été identifiés par un laboratoire autrichien, en ce mois de juillet 2020. REUTERS/Henry Romero
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Il y a bientôt six ans, 43 étudiants de l'école d'Ayotzinapa disparaissaient dans l'État de Guerrero, dans le Sud du Mexique, alors qu’ils se trouvaient à bord de plusieurs autocars pour aller manifester à Mexico. Mardi soir, coup de théâtre : le procureur mexicain chargé de l'affaire a annoncé que les restes de l'un d'entre eux avaient été identifiés par l'Institut de génétique de l'Université d'Innsbruck, en Autriche. Il s'agit de Christian Alfonso Rodríguez Telumbre, 19 ans à l'époque.

La version officielle caduque

Ce qui est déterminant, explique La Razón, c'est surtout l'endroit où ses restes ont été retrouvés : le ravin de La Carniceria, soit à près d'un kilomètre de la décharge de Cocula, où les corps des étudiants avaient été incinérés selon la version officielle livrée par l'administration de l’ancien président Enrique Peña Nieto. Une version toujours rejetée par les familles des victimes. Le journal La Razón cite le sous-secrétaire aux Droits de l'homme. Pour lui, « la seule vérité, c'est qu'il n'y a pas de vérité ».

La Silla Rota revient d'ailleurs sur les nombreuses irrégularités de la précédente enquête, notamment l'emploi de la torture pour arracher des aveux à de supposés complices. Des faits qui, selon le média mexicain, étaient connus du président Peña Nieto. La Silla Rota précise que l'actuel président Andrés Manuel López Obrador rencontrera les familles des victimes ce vendredi.

États-Unis : annulation de la célèbre foire de Dallas

Ce n'était pas arrivé depuis 1945, explique le Dallas Morning News, mais selon le conseil d'administration c'était la décision « la plus sûre et la plus responsable ». La foire de Dallas (State Fair of Texas) est annulée, en raison de l'évolution encore incertaine de la pandémie. L'impact économique pour la ville est énorme. La foire texane a accueilli 2,5 millions visiteurs l'année dernière. Selon une étude citée par le journal texan, la foire génère entre 410 et 499 millions de dollars, ce qui en fait l'un des événements les plus importants du pays. En comparaison, le célèbre Super Bowl, la finale du championnat de football, ne rapporte à la ville qui l’accueille qu'environ 400 millions de dollars.

Les États-Unis quittent officiellement la porte de l'OMS

C’est l’exécution de menaces et d’annonces du président Trump depuis plusieurs mois : Washington décide de quitter l’Organisation mondiale de la Santé. Un départ largement condamné par les experts du domaine, écrit leNew York Times, « qui coupe l'une des plus importantes sources de financement de l'Organisation mondiale de la santé en pleine pandémie ». « C'est l'Amérique contre le monde », résume le Washington Post. Le candidat démocrate à la Maison Blanche, Joe Biden, assure qu'il annulera cette décision s'il est élu le 3 novembre.

Colombie : 206 respirateurs défectueux livrés à Bogota

En Colombie, le président Iván Duque a annoncé mardi soir la prolongation du confinement jusqu'au 1er août, avec certaines mesures d'assouplissement. L'ouverture de certains commerces, comme les restaurants, les théâtres et les gymnases, sera envisagée à la demande des maires, explique Semana, dans des municipalités qui ne sont pas ou peu touchées par le Covid-19. Le président Duque a précisé que sur les 1 100 communes de Colombie, « 490 ne sont absolument pas affectées par le nouveau coronavirus, 295 ne présentent aucun cas depuis trois semaines et 100 sont faiblement affectées ».

Mais ce qui fait la Une de la presse en Colombie, c'est cet énorme raté. Dans une vidéo publiée mardi sur son compte Twitter et partagée par El Tiempo, Claudia López, la maire de Bogota, explique que sur les 305 respirateurs livrés par le gouvernement à sa ville, 206 sont inutilisables. En cause : un problème dans le logiciel qui accompagne ces machines chinoises. Semana précise que seuls 99 respirateurs ont pu être installés, ce qui n'a pas vraiment aidé à faire baisser le taux d'occupation des lits de réanimation, proche de la saturation dans la capitale. Il est passé de 84,7% à 83%. 

Équateur : un 4e vice-président… en 3 ans

Nouvelle démission d’un vice-président en Équateur. Otto Sonnenholzner est déjà le troisième vice-président à rendre son tablier, note la presse équatorienne ce mercredi. Contrairement à ses deux prédécesseurs qui avaient démissionné à la suite de scandales de corruption, il avance des raisons personnelles. Ce turnover est en tout cas du jamais vu depuis le retour de la démocratie en Équateur en 1978, note un historien cité par El Comercio. Cette démission chamboule le paysage politique, titre La Hora, car dans son discours, le vice-président démissionnaire « a laissé la porte ouverte à une éventuelle candidature à la présidentielle ». Le scrutin se tiendra en février prochain. Et « on ignore, souligne l'éditorialiste d'El Comercio, s'il choisira de se présenter au sein d'une des formations existantes ou en tant que candidat indépendant ».

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