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Coronavirus aux États-Unis: les étudiants étrangers s’inquiètent pour leur avenir

L'Université Harvard à Cambridge, dans le Massachusetts (image d'illustration)
L'Université Harvard à Cambridge, dans le Massachusetts (image d'illustration) AP Photo/Charles Krupa
Texte par : RFI Suivre
2 mn

La pandémie de coronavirus pousse certaines universités américaines à faire le choix de cours en ligne, à la rentrée. Mais l’administration souhaite voir les établissements d’enseignement rouvrir. Les étudiants étrangers risquent désormais de perdre leur visa s’ils ne retournent pas physiquement en cours.

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C’est la police de l’immigration qui l’a annoncé en début de semaine : les étudiants étrangers n’auront plus le droit de séjourner sur le sol américain si leurs cours sont dispensés intégralement de façon virtuelle.

Depuis, la polémique ne retombe pas. L’université de Harvard et le MIT contestent cette décision surprise en justice et l’inquiétude des étudiants étrangers grandit. Pour conserver leur titre de séjour, ces derniers vont donc devoir retourner sur leurs campus. Or la situation sanitaire n’est pas stabilisée aux États-Unis. Et certains soulignent aussi le coût très élevé des soins en cas de maladie.

L’annonce de la police de l’immigration va dans le sens de ce que souhaite le président américain. Mercredi, Donald Trump a appelé écoles et universités à rouvrir leurs portes.

La majeure partie des universités envisagent des cours en personne ou hybrides, qui mêleront cours sur place et virtuels pour que les étudiants étrangers puissent conserver leur visa. Mais certaines, comme Harvard, ont prévu d’en rester à des cours en ligne, pour des raisons sanitaires.

Dans tous les cas de figure, se pose déjà la question suivante : que se passera-t-il si l’on assiste à une résurgence du virus à l’automne, qui pousserait les établissements à refermer leurs portes ?

Pour la majorité des universités américaines, il faut déjà prouver qu’on a assez d’argent de côté et en général, les dépenses pour un semestre s’élèvent à 10 000 euros. C’est pour ça qu’en général, les étudiants africains se dirigent plutôt vers les universités européennes. Les Etats-Unis sont une sorte de destination accessible de base et cette annonce ne pousse pas à rechercher des moyens de pouvoir achever un diplôme ou un échange aux Etats-Unis. Ça nous écarte encore plus du pays.

Dalanda Moukala, étudiante en histoire

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