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États-Unis: la première exécution fédérale depuis 17 ans reportée

La salle d'exécution de la prison de Hunstville au Texas (photo d'illustration).
La salle d'exécution de la prison de Hunstville au Texas (photo d'illustration). AFP/Paul Buck
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Elle devait avoir lieu dans deux jours, mais la justice américaine a finalement suspendu vendredi, à la demande de proches des victimes, l'exécution d'un suprémaciste blanc.

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Un tribunal américain a suspendu vendredi une exécution fédérale qui aurait été la première en 17 ans, à la demande de proches des victimes du condamné.

L'exécution de Daniel Lee, un suprémaciste blanc condamné en 1999 à la peine capitale pour le meurtre d'un couple et d'une fillette de huit ans, était programmée ce lundi.

Promesse de Trump

Le président Trump avait promis de relancer les exécutions fédérales il y a près d'un an. D’ailleurs, quatre autres sont programmées cet été. Mais depuis cette annonce, l'administration est en pleine bataille juridique

La plupart des crimes sont jugés au niveau des États, qui appliquent ou non la peine de mort - d'ailleurs la tendance est à la baisse des exécutions dans ceux qui l'autorisent. Mais les tribunaux fédéraux peuvent aussi être saisis des crimes les plus graves : les meurtres de premier degré, l'espionnage, les crimes de guerre.

Aucune exécution de ce type n’a eu lieu depuis 2003 car un moratoire officieux avait été mis en place, mais Donald Trump a promis l’année dernière de les relancer, notamment pour les meurtriers d'enfants et de policiers.

Risques liés au coronavirus

Son administration s'est d'abord heurtée à la question du produit utilisé lors des injections létales. La justice a finalement autorisé le mois dernier l'usage du pentobarbital de sodium.

Mais  la famille d'une des victimes du suprémaciste blanc Daniel Lee est parvenue à retarder l'exécution prévue lundi, en invoquant les risques liés au coronavirus qui l'empêcheraient d'assister aux derniers moments du condamné. Elle s'y était jusque-là opposée pour des raisons religieuses. 

Un tribunal fédéral de l'Indiana lui a donné raison, tout en soulignant que le gouvernement avait un intérêt légitime à ce que l'exécution se déroule rapidement.

Le ministère de la Justice a interjeté appel quelques heures après cette décision. Les recours peuvent aller jusqu'à la Cour suprême des États-Unis. Le bras de fer juridique continue donc.

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