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Revue de presse des Amériques

À la Une: le Mexique devenu le quatrième pays comptant le plus de décès du Covid-19

Au cours des dernières 24 heures, le Mexique a enregistré plus de 4000 nouveaux cas et 276 décès supplémentaires.
Au cours des dernières 24 heures, le Mexique a enregistré plus de 4000 nouveaux cas et 276 décès supplémentaires. AP/Fernando Llano
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Selon les autorités sanitaires, il y a presque 300 000 cas de contamination confirmés et plus de 35 000 décès. Au cours des dernières 24 heures, le Mexique a enregistré plus de 4 000 nouveaux cas et 276 décès supplémentaires. C’est à la Une de la presse nationale. D’après Hugo Lopez-Gatell, le « monsieur Covid » du gouvernement mexicain, cité par El Universal, il ne sert à rien de chercher les coupables des augmentations des infections. Ce même haut fonctionnaire à la santé avait encore vendredi dernier pointé du doigt certains gouverneurs et s’était interrogé sur leur responsabilité face aux infections en hausse. Le quotidien précise qu’avec plus de 35 000 décès, le nombre de personnes mortes du Covid-19 a dépassé celui des victimes d’homicides en 2019.

C’était une année particulièrement violente avec plus de 34 000 morts. Le président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador pour sa part estime que la pandémie est en train de perdre en intensité dans le pays. Il met en avant le fait qu’on observe une augmentation des contaminations seulement dans 9 des 32 États.

Hausse record du Covid-19 en Floride

La Floride a enregistré plus de 15 000 nouveaux cas en 24 heures. Un record pour un État américain, jusqu’ici détenu par la Californie. Certains demandent des mesures plus strictes, titre le Miami Herald. En Une, le journal a publié une photo qui montre 4 personnes marchant ensemble dans la rue, dont 2 seulement portent des masques. D’après le New York Times, l’explosion des cas en Floride est liée à la fois à l’augmentation des tests et à une hausse des transmissions. Dans son éditorial, le grand journal de la cote est compare la situation que les États-Unis sont en train de vivre à un film d’horreur. Avec comme acteur principal le président Donald Trump. Selon le journal, le chef de la Maison Blanche porte une grande responsabilité dans la propagation de la pandémie dans le pays.

Une responsabilité que rejette le président américain lui-même. Il se voit plutôt comme « une victime de cette catastrophe sanitaire », poursuit le journal. En fait « il utilise le virus à des fins politiques et met ainsi de nombreuses vies en danger. Comment se fait-il que des gouverneurs, des maires ou de simples citoyens refusent de réagir face à la pandémie, qu’ils risquent leurs vies et celles des autres seulement pour affirmer une position politique ». Le New York Times se demande si le fait que le virus tue proportionnellement plus de personnes âgées, de Noirs et d’Hispaniques ne contribue pas à ce que de jeunes Américains blancs se sentent moins visés par le Covid-19 et refusent donc de prendre des précautions ?

Témoignage sur le racisme aux États-Unis

Après la mort violente de George Floyd, des témoignages se multiplient pour raconter le racisme au quotidien. Le Washington Post publie ce lundi le récit d’un médecin afro-américain originaire d’Atlanta qui travaille comme urologue à New York. Ce jeune docteur raconte qu’il a décidé il y plus d’un an de garder ses blouses médicales partout où il va, que ce soit pour faire des courses ou pour faire du roller avec des amis. Ces tenues de bloc lui assurent une certaine protection face à des interpellations policières ou d’autres ennuis, explique Arturo Holmes.

« Comme beaucoup de jeunes Afro-Américains, nous sommes constamment suivis et interpellés par des vigiles dans les centres commerciaux. Mais en mettant ma blouse de médecin, cela arrive moins souvent ». En 2019, Arturo Holmes a été arrêté par une patrouille policière, un contrôle de routine. Lorsque les policiers ont vu sa tenue de médecin, ils l’ont laissé repartir tout de suite. « Je n’ose même pas à imaginer ce qui aurait pu m’arriver si je n’étais pas vêtu de ma blouse verte. En fait celle-ci me permet d’effacer en quelque sorte ma couleur de peau, je suis alors reconnu en tant que personne », explique-t-il au New York Times.

Le pouvoir des propriétaires terriens en Amazonie

C’est un portrait à lire dans le journal en ligne The Intercept. Paulo Cesar Justo Quartiero est un personnage qui semble tout droit sorti d’un roman de Gabriel Garcia Marquez : patron d’une immense plantation de riz, ancien homme politique, ex-chef de milice rurale poursuivi pour séquestration, il applique le programme politique du président Bolsonaro depuis plus de 40 ans, écrit The Intercept qui l’a interviewé à plusieurs reprises. Pour lui, l’Amazonie est une terre à exploiter et pas à protéger et tout le monde qui y vit doit se soumettre à ce crédo. Le grand propriétaire raconte volontiers qu’il cultive illégalement les réserves indigènes et qu’il demande ensuite au gouvernement d’annuler l’amende prévue pour cette infraction.

Fervent sympathisant de Jair Bolsonaro, Paulo Cesar Justo Quartiero avait déjà déclaré en 2016, lors d’une réunion avec d’autres grands propriétaires, que ce n’était pas suffisant de changer le gouvernement à Brasilia. « Il faut que nous soyons le gouvernement ! », avait-il déclaré sous les applaudissements de ses collègues.

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