la revue de presse des Amériques

À la Une: la Californie reconfine

Des tests de dépistage du Covid-19 sont organisés au stade Dogber de Los Angeles en Californie, le 13 juillet 2020.
Des tests de dépistage du Covid-19 sont organisés au stade Dogber de Los Angeles en Californie, le 13 juillet 2020. Reuters/Kirby Lee-USA TODAY Sports

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Gavin Newsom, le gouverneur de Californie, a annoncé lundi le reconfinement d’une grande partie de son État. Concrètement, le gouverneur revient sur la timide réouverture de l’économie ces dernières semaines. Il ferme à nouveau, à l’échelle de l’État, les salles intérieures des restaurants, les bars, les zoos et les musées. 29 comtés, qui rassemblent 80% de la population californienne selon le Los Angeles Times, sont particulièrement sous-surveillance : ils doivent aussi fermer les salons de coiffure, les lieux de cultes ou encore les salles de gym et toutes les entreprises non-essentielles.

Un seul comté de Californie n’est pas encore touché par le coronavirus, écrit le San Francisco Gate. Il s’agit de Modoc, un comté rural et peu peuplé, à l'extrême nord-est de la Californie. Résultat : ses 9 000 habitants étaient réticents lorsque la Californie a décidé un confinement mi-mars. Le sheriff de Modoc est aussi le premier à avoir refusé d’appliquer l’ordre du gouverneur de porter un masque dans tous les lieux publics.

Des camions réfrigérants commandés au Texas

Au Texas, le gouverneur a une nouvelle fois refusé d’autoriser les villes les plus touchées à remettre en place de telles mesures de confinement. Il a aussi, explique le Houston Chronicle, retardé l’arrivée de renforts en personnel médical « qui devaient être déployés au Texas par le ministère de la Défense » pour aider les soignants. Les hôpitaux sont saturés, c’est le cas aussi de certaines morgues. El Paso Times raconte que plusieurs comtés ont prévu ou réfléchissent à se doter de camions réfrigérants pour entreposer provisoirement les corps des personnes décédées. « Près de 40 % des décès au Texas vivaient dans des résidences pour personnes âgées, des prisons ou étaient des employés d’usines de conditionnement de la viande ». Signe encourageant, les hospitalisations ont tendance à globalement stagner voire à diminuer, explique le Houston Chronicle.

La Maison Blanche a-t-elle cherché à discréditer l’épidémiologiste Fauci ?

Ce week-end, le Washington Post expliquait que la relation entre le président et Anthony Fauci, le scientifique membre de sa cellule de crise contre le coronavirus s’était détériorée. Le journal précisait même que l’épidémiologiste n’avait pas été reçu par Donald Trump depuis début juin. Ce mardi, le Washington Post rappelle que la Maison Blanche lui a même fourni plusieurs exemples de ce qu’elle qualifiait d'erreurs commises par Anthony Fauci depuis le début de la crise sanitaire. « Des critiques envoyées, sous couvert de l’anonymat, à d’autres journalistes », explique aussi le New York Times.

Selon la presse américaine, la Maison Blanche a tenté ce week-end de discréditer cet expert qui n’a pas hésité à contredire certaines déclarations du président. Une campagne de discrédit que dénonce le monde médical. Dimanche, le responsable des réseaux sociaux de la Maison Blanche, a par exemple partagé sur sa page Facebook une caricature se moquant d’Anthony Fauci. Mais pour le New York Times, c’est peine perdue. Lundi, le scientifique a été revu à la Maison Blanche. « Ce qui met en évidence, selon e journal, une réalité pour le président et ce conseiller scientifique » : malgré eux, « ils sont coincés l'un avec l'autre ». Avec toujours ce débat en arrière-plan : faut-il faire passer la protection des plus vulnérables devant l’économie du pays ? Le New York Times note ce mardi qu’en perdant leur emploi depuis le début de la crise sanitaire, 5,4 millions d’Américains ont aussi perdu leur assurance santé. C’est le contenu d’une étude publiée par un organisme de défense des consommateurs.

Tulsa fouille un cimetière, 100 ans après une tuerie à caractère racial

En 1921, la ville de Tulsa, en Oklahoma, a été lethéâtre de l’un des plus violents massacres d’Afro-Américains. Un évènement longtemps passé sous silence aux Etats-Unis : même le nombre total de mort – plusieurs centaines - n’est pas précisément connu. Plus de cent ans après, nous informe le Washington Post, des fouilles ont commencé dans un cimetière de la ville, où un radar « a détecté l'an dernier des anomalies pouvant correspondre à des fosses communes ». Les fouilles avaient été retardées par la pandémie. Elles vont durer environ deux semaines, à la demande du maire de la ville. « Je ne veux pas, explique-t-il, que mes enfants grandissent dans une ville où nous pourrions marcher sur des fosses communes et où nous n'avons pas fait tout ce que nous pouvions pour les trouver et identifier les victimes ».

Colombie : les villes de Bogota et Medellin reconfinent

Medellin met en place un modèle 4-3, explique El Tiempo, « c'est-à-dire quatre jours d'activité pour trois jours de quarantaine stricte » dans toute la vallée d’Aburra, l'une des vallées les plus peuplées de Colombie. Le pic de l’épidémie, « qui aura lieu dans les 20 prochains jours, sera le plus difficile dans l'histoire de notre ville », déclare le maire de Medellin. Reconfinement aussi depuis lundi autour de la capitale Bogota, où plus de 2000 cas ont été enregistrés en 24h, explique média argentin Pagina12. Le procédé, là, est différent : un roulement de localités strictement confinées, qui changera tous les 15 jours jusqu’au 23 août.

Canada : un python en liberté à Gatineau

C’est son propriétaire qui a appelé la police vendredi suite à la disparition du python, explique le journal La Presse. Il a placardé des avis de recherche avec récompense dans toute la ville. La police tient à rassurer la population. A priori ce type de reptile, qui se déplace surtout la nuit, n’attaque pas et se roule en boule s’il se sent menacé.

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