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États-Unis: face à une reprise du Covid-19 en Arizona, la colère de proches de victimes

Zone de dépistage du coronavirus devant une clinique de Phoenix, en Arizona, le 19 juin 2020.
Zone de dépistage du coronavirus devant une clinique de Phoenix, en Arizona, le 19 juin 2020. Christian Petersen/Getty Images/AFP
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Aux États-Unis, les cas de Covid-19 continuent d’augmenter dans de nombreux États du Sud, mais aussi en Californie, qui a décidé de reconfiner son économie lundi 13 juillet. Autre point rouge avec l’Arizona, devenu l’un des épicentres de l'épidémie depuis sa levée du confinement le 8 mai dernier.

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De notre envoyé spécial à Phoenix,

Aux obsèques de son père mercredi, Kristin Urkiza a invité Doug Ducey, le gouverneur républicain de l’Arizona. La jeune femme voulait lui montrer, dit-elle, le résultat de sa politique face au coronavirus.

Son père, ouvrier latino de 65 ans, a contracté le Covid-19 deux semaines après la levée hâtive du confinement en Arizona. Il en est mort trois semaines après, tout seul dans une chambre d’hôpital de Phoenix.

Le gouverneur républicain de l’Arizona n’a toujours pas rendu le port du masque obligatoire, suscitant aussi la colère de la maire démocrate de Phoenix, qui le demande pour ralentir l’épidémie.

« Pour moi, le gouverneur a du sang sur les mains »

Selon Kristin, le gouverneur est responsable de la mort de son père pour avoir déconfiné trop tôt et trop vite. « La mort de mon père aurait pu être évitée. C’est juste le résultat d’une politique désastreuse du gouverneur qui, lui-même, suit la ligne du président Trump, estime-t-elle. Mon père croyait que c’était sûr de retourner au restaurant, de sortir avec des amis, juste parce que les autorités disaient que c’était sûr quand l’Arizona a déconfiné. Donc, pour moi, le gouverneur a du sang sur les mains. S’il écoutait la science et les épidémiologistes, on n'en serait pas là ! »

L’Arizona a été l’un des premiers États à sortir du confinement début mai. Deux mois plus tard, il enregistre le taux de contamination le plus élevé des États-Unis. Depuis la mort de son père, Kristin Urkiza exprime sa colère dans les médias avec une demande simple au gouverneur : rendre le port du masque obligatoire et écouter les scientifiques plutôt que Donald Trump.


► La Californie fait marche arrière et ordonne certaines restrictions 

« Nous revenons à une forme modifiée de notre consigne de confinement initial », a déclaré le gouverneur Gavin Newsom. Il y a quelques semaines encore, il avait strictement exclu toute nouvelle restriction, mais la situation sanitaire ne lui laisse visiblement pas le choix.

La Californie avait été le premier État américain à imposer un confinement général en mars dernier. Mais depuis plusieurs semaines, le nombre de cas ne cesse d’augmenter. La Californie en recense à peu près 330 000, dont plus de 7 000 morts.

Pour endiguer ce nouveau rebond de la pandémie, le gouverneur a annoncé que des restrictions ordonnées pour certaines zones particulièrement touchées s’appliquent désormais à tout l’État. Cela concerne notamment les bars, les salles de restaurant et les cinémas qui doivent rester fermés. Dans certains comtés, une série de commerces et de services seront également fermés jusqu’à nouvel ordre.

À Los Angeles, les écoles ne vont pas rouvrir le 18 août comme prévu. Pour les 600 000 élèves, les cours se feront à distance. Le comté d’Orange, en revanche, dont la population soutient le président Donald Trump, a voté pour la réouverture des écoles cet automne, sans obligation de porter des masques.
RFI

►À lire aussi : Coronavirus aux États-Unis: les contaminations montent en flèche, notamment dans le sud

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