Revue de presse des Amériques

À la Une: en Bolivie, un système de santé au bord de l’effondrement

La Bolivie recense 54 000 cas de contaminations au coronavirus et 2000 décès.
La Bolivie recense 54 000 cas de contaminations au coronavirus et 2000 décès. AP/Dico Solis

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C’est un reportage à lire dans l’hebdomadaire brésilien Carta Capital. La crise de coronavirus a montré les failles du système de santé du pays. Un système qui a été négligé pendant des décennies, explique le médecin Fernando Patino. Alors que le PIB a augmenté de 5 % pendant les dernières années, aucun investissement n’a été fait dans le secteur de la santé. La Bolivie recense actuellement 54 000 cas de contaminations et 2 000 décès. Les 42 hôpitaux qui peuvent traiter des patients Covid-19 ont atteint les limites de leur capacité d’accueil.

Des images montrant des corps déposés dans la rue, couverts de bâches ont fait le tour du monde. Selon le médecin, les cas de contaminations augmentent dans les régions montagneuses. « Beaucoup de personnes meurent sans avoir pu avoir rencontré de médecins. Il manque aussi des tests et si une personne a pu en faire un, elle doit attendre deux à trois semaines pour avoir les résultats ».

Des tensions politiques qui compliquent la gestion de la crise sanitaire

Selon le directeur de la Fondation pour le journalisme, Renan Estenssoro, le MAS, le parti socialiste de l’ancien président Evo Morales, a politisé la pandémie. « Ils ont dit que le virus était une invention du gouvernement de transition. Et ils ont appelé à manifester contre ce gouvernement ». En fait, Evo Morales, depuis son exil en Argentine, contrôle encore assez bien la base de son parti et peut rapidement mobiliser ses sympathisants.

La présidente par intérim Jeanine Anez, de son côté, après avoir été testée positive au coronavirus, s’est mise elle-même en quarantaine. La question se pose alors si les élections présidentielles vont pouvoir se tenir comme prévu le 6 septembre prochain. « En tout si ce n’est pas le cas, on aura non seulement à déplorer des décès liés au coronavirus, mais également des morts provoqués par des violences dans la rue », prévient Renan Estenssoro de la Fondation pour le journalisme, cité par Carta Capital.

Au Québec, la stratégie du déconfinement divise la population

Le gouvernement a décidé que les bars restaient ouverts, mais a rendu le port du masque obligatoire dans les lieux clos. Mais quelques heures à peine après l’entrée en vigueur de cette obligation le week-end dernier un « mouvement de résistance au port du masque » a surgi, peut-on lire dans le journal Le Devoir. Déjà, la semaine dernière, une pétition a recueilli en deux jours près de 60 000 signatures contre le port obligatoire du masque.

« Les récalcitrants considèrent que l’obligation de porter un masque brime leur sacro-sainte liberté individuelle, que c’est une affaire de choix personnel », écrit le journal québécois. Mais selon Le Devoir, ils ont tort : « cette obligation, c’est pour sauver la vie d’autrui avant tout. Elle peut apparaître excessive dans certaines régions où le virus a peu sévi, mais c’est oublier les déplacements interrégionaux avec les vacances qui débutent. Le message du gouvernement québécois est le bon », estime le journal : « la vraie liberté, c’est la liberté de tous de ne pas être confinés. Le prix à payer – le port du masque – n’est pas énorme… », conclut l’éditorialiste du Devoir.

Des républicains prennent leur distance avec Donald Trump sur le coronavirus

Alors que Donald Trump continue à minimiser la pandémie, certains républicains craignent que sa politique puisse leur coûter des voix. D’après le New York Times, de hauts responsables du parti commencent à prendre leurs distances par rapport à la stratégie défendue par Donald Trump.

Certains gouverneurs réticents jusqu’à présent au port du masque ont décidé de le rendre obligatoire. D’autres ont mis en place des restrictions pour les entreprises, ce qui est également contraire à la position du chef de la Maison Blanche. Même le chef des républicains au Sénat, Mitch McConnel, a publiquement désavoué les consignes données par le président Donald Trump, en défendant le port du masque face à l’augmentation des cas de contamination dans le pays, écrit le New York Times.

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