L’Équateur s’inquiète des centaines de bateaux de pêche chinois près des Galapagos

Les îles Galapagos (image d'illustration)
Les îles Galapagos (image d'illustration) wikimedia.org

Dans une histoire qui se répète tous les ans à peu près à la même époque, une gigantesque flotte de pêche chinoise a été détectée il y a quelques semaines dans le Pacifique, et se trouve aujourd’hui dans des eaux internationales entre la zone économique exclusive de l’Équateur continental et la réserve marine des Galapagos.

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Avec notre correspondant à Quito, Éric Samson

Environ 260 navires naviguent au large de l’Équateur, dans le Pacifique, a confirmé dans les médias locaux le contre-amiral Darwin Jarrín, à la tête de la marine équatorienne. « Tous les pays de la région sont inquiets de la présence de cette flotte chinoise composée de chalutiers, mais pas seulement, a-t-il dit. Il y a aussi des pétroliers, des navires usines, des navires logistiques qui couvrent et peuvent facilement pêcher sur une surface de plus de 30 000 km2, équivalente à nos provinces de Guayas, El Oro, Santa Elena et Los Rios. »

Eaux internationales

Dans une réunion de presse virtuelle, le ministre de la Défense, le général Oswaldo Jarrín, a insisté sur le fait que la flotte chinoise n’était pas pour l’heure en situation d’illégalité : « Il y a une zone économique exclusive pour l’Équateur continental et une autre pour l’archipel des Galapagos. Entre les deux se trouve un grand couloir d'eaux internationales où les navires chinois ont le droit de se trouver et sur lesquelles aucun pays, y compris l’Équateur, n’a de juridiction. »

Pour éviter toute pêche illégale, la marine équatorienne incorpore vendredi 24 juillet dans ses rangs le gros chalutier Fu Yuan Yu Leng, rebaptisé Hualcopo, arraisonné en août 2017, pour avoir pêché illégalement aux Galapagos, ironie du sort.

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