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Revue de presse des Amériques

À la Une: tensions à Portland

Manifestation contre les inégalités raciales et les violences policières à Portland, le 26 juillet 2020.
Manifestation contre les inégalités raciales et les violences policières à Portland, le 26 juillet 2020. REUTERS/Caitlin Ochs
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À Portland, aux États-Unis, les manifestations contre les violences policières et le racisme sont entrées dans leur troisième mois. Cela fait exactement 61 jours que des manifestants descendent dans les rues de Portland. D’après le journal local The Oregonian, des affrontements ont eu lieu avec les forces envoyées par le président Donald Trump. Ces agents ont utilisé du gaz lacrymogène contre les manifestants, qui comptaient dans leurs rangs un vétéran de la guerre de Vietnam.

Un groupe de femmes, surnommé « The wall of mums », le « Mur des mamans », a de son côté porté plainte contre le ministère de la Sécurité intérieure, responsable de l’envoi des agents fédéraux. Ces militantes se joignent régulièrement aux manifestations. Vêtues de jaunes, coiffées de casques de vélo et brandissant des fleurs de tournesols, elles se mettent en première ligne face aux forces de l’ordre et forment ainsi une barrière pour protéger les autres manifestants. Ces mamans ont donc porté plainte contre le gouvernement car elles estiment que les agents fédéraux les empêchent d’exercer leur droit à libre expression et ont recours à une violence excessive. L’objectif de la plainte est de limiter le champ d’action de ces forces fédérales, écrit le journal The Oregonian.

Le culte de l’égoïsme, danger mortel pour les États-Unis ?

Un édito au vitriol du New York Times s’en prend à la gestion du coronavirus par le président Donald Trump. Selon le journal, le président et certains gouverneurs voulaient faire redémarrer les activités économiques à tout prix. Avec pour conséquence le rebond des contaminations un peu partout dans le pays. La proportion de décès liés au Covid-19 par rapport à la population totale est 15 fois plus élevée aux États-Unis qu’en Europe ou au Canada. Le pari du président n’a d’ailleurs pas fonctionné, estime Paul Krugman. Car les premières données montrent que l’économie stagne ou recule dans les États qui ont décidé de mettre rapidement fin aux mesures de distanciation sociale.

Cela veut dire, poursuit l’éditorialiste du New York Times, que nous avons échoué à la fois à endiguer la pandémie et à préserver nos activités économiques. Le problème est que la culture américaine est basée sur l’individualisme, sur la poursuite des intérêts personnels. Mais ne pas prendre des responsabilités collectives en période de pandémie est suicidaire, écrit Paul Krugman, avant de conclure : c’est justement ce « culte de l’égoïsme » qui est en train de « tuer les États-Unis ».

Les Brésiliens se ruent sur les armes

Au Brésil, la vente des armes à feu a littéralement explosé depuis le début de cette année. Au premier semestre 2020, la vente d’armes a plus que doublé par rapport à la même période l’année précédente. Et ce ne sont que des chiffres officiels, rapportés par le site d’information Brasil 24/7. Le journal en ligne précise que durant la même période, la violence par arme à feu a augmenté. Selon des chercheurs, cette forte demande tient en grande partie à la nouvelle législation. Le président d’extrême droite Jair Bolsonaro a beaucoup facilité l’achat des armes pour les particuliers.

Un coup dur pour l’industrie pétrolière au Canada :  la Deutsche Bank cesse de financer l’extraction pétrolière des sables bitumineux en Alberta. C’est à la Une du Devoir. Le journal francophone estime que l’annonce de la banque allemande « ne manquera pas de plomber un peu plus encore le moral d’une industrie pétrolière déjà durement mise à mal par la chute des prix mondiaux. » Sans parler des multiples obstacles rencontrés par les projets de pipeline et un désamour grandissant de la finance étrangère.

Selon Le Devoir, « la Deutsche Bank ajoute son nom à la liste de plus en plus longue des géants de la finance qui ont tourné le dos aux sables bitumineux albertains », une industrie extrêmement polluante. L’organisme financier souhaite ainsi s’aligner sur les objectifs de l’Accord de Paris pour limiter le réchauffement de la planète. Une décision qui a été accueillie avec joie par la section locale de l’organisation Greenpeace. Selon un militant canadien, l’annonce de la Deutsche Bank est le « dernier coup de semonce qui nous dit que continuer avec le charbon, le pétrole et le gaz naturel fera sombrer notre économie tout en déstabilisant le climat ».

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