Le Colorado rejoint le mouvement considérant le racisme comme une crise de santé publique

Un manifestant porte une pancarte à l'effigie de George Floyd, le 30 mai 2020 à Denver, dans le Colorado, avec ses derniers mots: "Je ne peux pas respirer".
Un manifestant porte une pancarte à l'effigie de George Floyd, le 30 mai 2020 à Denver, dans le Colorado, avec ses derniers mots: "Je ne peux pas respirer". AFP

Après les mort d’Afro-Américains lors de violences de la police, les mobilisations Black Lives Matter partout dans le pays et avec le Covid-19 qui touche plus les Latinos et les Afro-Américains, le mouvement pour déclarer le racisme systémique aux Etats-Unis comme une crise de santé publique prend de l’ampleur. Le Colorado a décidé ce vendredi de rejoindre le mouvement.

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Avec notre correspondant à Houston, Thomas Harms

Minneapolis avait lancé le mouvement 3 jours après le meurtre de George Floyd par des officiers de la police de la ville, fin mai dernier. En déclarant le racisme comme étant « une crise de santé publique » et non simplement « un problème ». Quelques jours après, le 4 juin, l’Etat du Wisconsin a suivi.

Depuis, plusieurs comtés dans 19 Etats comme la Pennsylvanie, la Californie ou le Texas ont fait de même. Des villes aussi comme Boston, Denver, où ce jeudi Louisville, dans le Kentucky, où Breonna Taylor a été tuée dans son lit lors d’une intervention de la police en mars dernier.

Une déclaration de crise de santé publique permet de débloquer des fonds fédéraux mais aussi de questionner les autorités locales sur leurs actions contre le racisme.

Le Colorado a ainsi décidé ce vendredi de diversifier l’origine de ses employés. Et il y a à faire, le département de santé et d’environnement de cet Etat est par exemple constitué de 78% de Blancs.

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