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Au Brésil, la Cour suprême intime à Facebook de fermer des comptes proches de Bolsonaro

Le président brésilien d'extrême droite Jair Bolsonaro rencontre ses partisans, à Bage, le 31 juillet 2020. (photo d'illustration)
Le président brésilien d'extrême droite Jair Bolsonaro rencontre ses partisans, à Bage, le 31 juillet 2020. (photo d'illustration) Alan Santos/Brazilian Presidency/Handout via REUTERS
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Les réseaux sociaux sont dans la ligne de mire de la justice brésilienne dans sa guerre contre les fausses informations. La Cour suprême a intimé la suppression des comptes de partisans du président d’extrême droite Jair Bolsonaro qui répandaient des messages de haine, et ce non seulement au Brésil, mais aussi à l’étranger. Facebook a dû obtempérer mais a qualifié la décision d’« extrémiste » et a annoncé le 1er août son intention de faire appel.

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Avec notre correspondant à São Paulo, Martin Bernard

Le réseau social Facebook a fustigé la décision du 25 juillet dernier d’un juge de la Cour suprême brésilienne de fermer les comptes d’extrémistes de droite en qualifiant la plus haute juridiction du pays d’« extrémiste », dans un communiqué du 1er août.

Il s’agit d’une séquelle de l’infox, soit le flot de désinformation et de messages de haine transmis sur les réseaux sociaux par 12 militants et personnalités proches du président Jair Bolsonaro. Le magistrat de la cour, Alexandre de Moraes, est lui aussi devenu la cible de ces menaces, depuis qu’il a pris des sanctions contre ces militants.

► À lire aussi : Brésil: le gouvernement de Bolsonaro fiche les «antifascistes»

Mais ce juge est allé plus loin : il a intimé les réseaux sociaux à supprimer les comptes suspects maintenus au Brésil et aussi à l’étranger. Certains ont obtempéré, comme Twitter, mais Facebook a refusé le 31 juillet au nom de la liberté d’expression. Le géant de Menlo Park a fini par céder lorsque la justice lui a infligé une amende d’environ 300 000 euros.

Facebook a annoncé son intention de faire appel, tout comme le président Jair Bolsonaro, qui va également faire appel devant la Cour suprême pour que ses partisans puissent continuer à diffuser leurs messages.

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