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Venezuela: l'entrepreneur colombien Alex Saab sera finalement extradé aux États-Unis

Entre 2012 et 2013, Alex Saab aurait facturé 159 millions de dollars pour fournir en matériaux la «gran mission vivienda», la construction de logements sociaux pour les plus démunis (image: Caracas).
Entre 2012 et 2013, Alex Saab aurait facturé 159 millions de dollars pour fournir en matériaux la «gran mission vivienda», la construction de logements sociaux pour les plus démunis (image: Caracas). AP Photo/Matias Delacroix
Texte par : RFI Suivre
2 mn

C'est un coup dur pour le régime vénézuélien du président Nicolas Maduro : son homme de paille, l'entrepreneur colombien Alex Saab, sera finalement extradé aux Etats-Unis. Ainsi en a décidé la justice des iles du Cap Vert, où Alex Saab a été arrêté et incarcéré le 12 juin dernier alors qu'il se rendait en Iran. Il faisait objet d'une notice rouge d'Interpol. Washington accuse Alex Saab d'être à la tête d'un vaste réseau de corruption en lien avec le gouvernement vénézuélien.

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La décision d'extrader Alex Saab a été prise le 31 juillet mais n'a été rendue publique qu'en début de semaine. Washington l'accuse de diriger un réseau de corruption au Venezuela et d'avoir transféré de l'argent blanchi sur des comptes aux Etats-Unis.

Tout commence en 2011 quand l'entrepreneur colombien signe un juteux contrat avec le gouvernement vénézuélien, à l'époque encore dirigé par Hugo Chavez. Entre 2012 et 2013, Alex Saab aurait facturé 159 millions de dollars pour fournir en matériaux la « gran mission vivienda », la construction de logements sociaux pour les plus démunis. Mais seul du matériel pour l'équivalent de 3 millions aurait été livré.

Cette même stratégie de détournement de fonds par le biais de surfacturations aurait été appliquée ces dernières années à un autre projet phare du régime socialiste vénézuélien : les CLAP, les aides alimentaires.

Avec l'extradition d'Alex Saab aux Etats-Unis, les autorités américaines espèrent tirer des informations sur les fortunes détournées par le régime vénézuélien. Mais aussi sur les transactions de lingots d'or vénézuélien vers des pays comme l'Iran, la Turquie ou encore la Russie. Transactions pour lesquelles l'homme d'affaire de 48 ans aurait servi d'intermédiaire au gouvernement de Nicolas Maduro.

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