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Revue de presse des Amériques

À la Une: l’ouverture des écoles par temps de pandémie aux États-Unis

Un enfant devant une école fermée de New York aux États-Unis, le 7 août 2020. (Photo d'illustration)
Un enfant devant une école fermée de New York aux États-Unis, le 7 août 2020. (Photo d'illustration) REUTERS/Brendan McDermid

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« Jamais une rentrée scolaire n’a été aussi chaotique », titre ce matin le Washington Post. « À travers tout le pays, les plans pour la reprise des cours divergent et changent quotidiennement en fonction de l’emplacement géographique des écoles, du taux d’infection au Covid-19 et de l'orientation politique des autorités locales », constate le journal qui poursuit : « Les protocoles de reprise évoluent si vite et si souvent que parents et élèves ont du mal à suivre. Les enseignants menacent de se mettre en grève. Et là où l’école a déjà recommencé, on recense partout les premières contaminations au coronavirus dans les salles de classe ».

Le cas d’une école dans l’État de Géorgie fait couler beaucoup d’encre : les photos d’une foule compacte d’élèves dans les couloirs de la North Paulding High School avaient fait le tour des réseaux sociaux la semaine dernière. Aucun des adolescents ne portait un masque. « Neuf d’entre eux ont été testés positifs », fait savoir le journal local Mercury News. « L’école est fermée à partir de ce lundi pour au moins deux semaines. »

Pour ne rien arranger, les écoles ne savent pas comment elles seront financées. La Maison Blanche et les démocrates ne se sont toujours pas mis d’accord sur un nouveau plan d’aide à l’économie américaine.

Les derniers décrets de Donald Trump plongent les chômeurs américains dans la confusion

Samedi, Donald Trump est passé outre ce blocage au Congrès. Il a signé plusieurs décrets pour venir en aide aux Américains en difficultés financières à cause de la pandémie. Mais selon l’avis de plusieurs journaux ce matin, les décrets n’ont fait que semer la confusion, notamment « parmi les dizaines de millions d'Américains au chômage et parmi les innombrables entreprises en quête d’un soutien financier après l’expiration des aides gouvernementales », détaille par exemple le New York Times. « Dans une série d'apparitions à la télévision dimanche, les conseillers du président ont tenté de rassurer les chômeurs : ils recevront rapidement l'aide de 400 dollars par semaine promise par Donald Trump », note le journal.

« Mais cette allocation devrait d’une part être financée par les États – déjà en proie aux déficits budgétaires en raison de la crise économique – et d’autre part provenir du fonds fédéral destiné aux aides en cas de catastrophe naturelle. Le tout au beau milieu de la saison des ouragans ». Et le New York Times de conclure : « Comme le Congrès a le pouvoir constitutionnel d'allouer les dépenses fédérales, M. Trump aura probablement besoin de son accord et d'une loi pour apporter un soutien financier supplémentaire aux familles et entreprises ».

La Bolivie traverse une grave crise politique en pleine épidémie de coronavirus

L’élection présidentielle de l’automne dernier a été invalidée pour cause d’irrégularités massives. Face à la colère de la rue et lâché par l’armée, le président socialiste Evo Morales, qui était candidat à sa réélection, a dû démissionner et quitter le pays. Depuis, la Bolivie est aux mains d'un gouvernement provisoire menée par une présidente conservatrice par intérim, Jeanine Áñez. Une nouvelle élection présidentielle aurait dû se tenir en mai. Mais depuis le scrutin a été reporté à trois reprises. L’équipe provisoire au pouvoir justifie ces reports par la crise sanitaire. Mais les sympathisants du MAS, la formation politique d’Evo Morales, l’accusent de vouloir gagner du temps. En effet, c’est pour l’instant le candidat du MAS, Luis Arce, le dauphin de l’ex-président, qui domine les sondages. Alors que Jeanine Áñez, également candidate à la présidence, n’arrive qu’en troisième position.

Dans ce contexte, des tentatives de dialogue afin de s’entendre sur une date pour le scrutin présidentiel ont échoué ce week-end. Le Tribunal suprême électoral avait fixé la nouvelle date au 18 octobre, ce qui a provoqué la colère des pro-Morales qui bloquent depuis la semaine dernière les principaux axes routiers du pays.

« Après l’échec des négociations, la tension monte dans le pays », titre aujourd’hui le journal Correo del Sur. La Razón rapporte des affrontements entre manifestants et des groupes rivaux qui ont attaqué plusieurs barrages routiers.

De son côté, le journal El Deber annonce ce matin la « radicalisation de la mobilisation des pro-Morales ». À leur exigence de tenir la présidentielle le plus rapidement possible s’ajoute désormais une autre : ces mouvements réclament la démission de la présidente provisoire Jeanine Áñez et de son gouvernement. Pour se faire entendre, plusieurs organisations de paysans, d’indigènes et de mineurs veulent non seulement étendre les barrages mais annoncent aussi leur intention de marcher sur La Paz, explique El Deber.

Dans un pays très polarisé, ce mouvement est loin de faire l’unanimité. D’autant plus que les manifestants sur les barrages empêchent tout passage y compris celui des camions qui transportent de l’oxygène. La direction d’un hôpital à La Paz « supplie » ce matin les protestataires : « des personnes atteintes du Covid-19 sont en train de mourir », fait-elle valoir dans les colonnes de Los Tiempos. Le président du Collège de Médecine accuse le MAS, la formation politique d’Evo Morales, d’être responsable de ces décès qu’il qualifie « d’assassinats » et de « crime contre l’humanité », rapporte El Diario.

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