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Joe Biden choisit la sénatrice Kamala Harris comme colistière

Joe Biden et Kamala Harris.
Joe Biden et Kamala Harris. REUTERS/Lucas Jackson
Texte par : RFI Suivre
5 mn

Joe Biden a choisi la sénatrice Kamala Harris comme colistière pour l'élection présidentielle américaine de novembre, a annoncé sa campagne dans un message à ses partisans. Kamala Harris, 55 ans, devient ainsi la première femme noire sur un ticket présidentiel dans l'histoire des États-Unis.

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Le candidat démocrate à la Maison-Blanche Joe Biden a annoncé mardi avoir choisi la sénatrice noire Kamala Harris, 55 ans, pour défier avec lui Donald Trump dans les urnes le 3 novembre et devenir, en cas de victoire, la première femme vice-présidente des États-Unis.

« J'ai l'immense honneur d'annoncer que j'ai choisi Kamala Harris, combattante dévouée à la défense courageuse des classes populaires et l'une des plus grands serviteurs de l'État, comme ma colistière », a annoncé Joe Biden, 77 ans, ancien vice-président de Barack Obama.

Indo-Jamaïcaine d'origines

Joe Biden et Kamala Harris s'exprimeront ensemble mercredi 12 août à Wilmington, dans l'État du Delaware, le quartier général du candidat démocrate. « Lorsque Kamala était procureure générale, elle a travaillé en étroite collaboration avec Beau » Biden, son fils décédé d'un cancer en 2015 dont il était très proche, poursuit le vétéran de la politique.

« J'ai observé comment ils ont défié les grandes banques, aidé les travailleurs, et protégé les femmes et enfants face aux mauvais traitements. J'étais fier à l'époque, et je suis fier désormais de l'avoir comme partenaire pour cette campagne ».

Fille d'immigrés jamaïcain et indienne, Kamala Harris accumule les titres de pionnière. Après deux mandats de procureure à San Francisco (2004-2011), elle avait été élue, deux fois, procureure générale de Californie (2011-2017), devenant alors la première femme, mais aussi la première personne noire, à diriger les services judiciaires de l'État le plus peuplé du pays.

Puis en janvier 2017, elle avait prêté serment au Sénat à Washington, s'inscrivant comme la première femme originaire d'Asie du Sud et seulement la seconde sénatrice noire dans l'histoire américaine.

Candidate à la primaire démocrate, elle avait jeté l'éponge avant même le premier scrutin, en décembre.

Future dauphine?

Les appels pour que Joe Biden choisisse une colistière noire se multipliaient depuis le mouvement de protestation historique contre le racisme et les violences policières provoqué aux États-Unis par la mort de George Floyd fin mai.

Si elle connaît en effet bien le candidat, qu'elle appelle « Joe » en public, Kamala Harris avait surpris en l'attaquant avec virulence lors de leur premier débat démocrate, en 2019. Et certains électeurs progressistes lui reprochent son passé de procureure à la réputation dure envers les minorités.

À 78 ans en janvier, Joe Biden serait le plus vieux président américain à prendre ses fonctions s'il remportait l'élection.

Il a laissé entendre qu'il ne ferait qu'un mandat et sa vice-présidente devrait donc apparaître en dauphine désignée pour l'élection de 2024, voire être appelée à le remplacer en cas de grave souci de santé, ou de décès.

Trump à l'attaque

Sa désignation a été accueillie avec enthousiasme par le camp démocrate. C’est un choix historique, les femmes noires n’ont plus besoin de se cacher, a par exemple réagi Amy Klobuchar, ancienne candidate elle aussi à l’investiture démocrate avant de souligner l’expérience de Kamala Harris.

Elle ne fait toutefois pas l'unanimité. Certains proches de Joe Biden la jugent trop ambitieuse, des électeurs démocrates la trouvent trop centriste. Son passé de procureure jugée dure pèse contre elle. Elle est également perçue par certains comme trop engagée sur le sujet si brûlant des violences policières.

Côté républicain, Donald Trump l’a dépeinte comme une radicale et a aussitôt cherché à la décrédibiliser, note notre correspondante à Washington, Anne Corpet. « Elle est une personne qui a raconté beaucoup d’histoires qui ne sont pas vraies, elle veut augmenter les impôts, couper le budget de l’armée à un niveau inimaginable, elle est contre les produits pétroliers. Elle aussi connue comme la personne la plus libérale du Sénat américain… » a enchaîné Donald Trump.

Le président continue donc de tenter de diaboliser les démocrates. Mais l’arrivée de Kamala Harris dans la campagne risque de bousculer Donald Trump. Elle est capable de redoutables réparties et apporte à Joe Biden l’énergie et l’enthousiasme qui font jusqu’ici un peu défaut au candidat démocrate.

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