Accéder au contenu principal
La revue de presse des Amériques

À la Une: Kamala Harris investie lors de la primaire démocrate

Kamala Harris la colistière de Joe Biden lors de la convention démocrate, le 19 août à Wilmington, dans le Delaware.
Kamala Harris la colistière de Joe Biden lors de la convention démocrate, le 19 août à Wilmington, dans le Delaware. REUTERS/Kevin Lamarque

Publicité

Troisième jour de la convention démocrate aux États-Unis, toujours en grande partie virtuelle. La vedette de la soirée, c’était la colistière du candidat Joe Biden, Kamala Harris, dont la photo est en Une de tous les journaux. Le Los Angeles Timeset le Washington Post partagent d’ailleurs le même titre : « Harris marque l’histoire comme candidate au poste de vice-présidente », en tant que femme afro-américaine et d’origine indienne complète le Boston Globe.

Et pourtant cela désespère une éditorialiste du Washington Post : « Encore une nuit où les femmes font l’histoire, alors que cela devrait être de l’histoire ancienne ». Il y avait « un côté aigre-doux », estime Petula Dvorak à voir « cette parade de mère solides comme des rocs » : Kamala Harris donc, la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi, la sénatrice progressiste Elisabeth Warren…Et puis l’ancienne candidate Hillary Clinton, qui a rappelé hier soir que cela fait cette semaine un siècle que les femmes peuvent voter aux États-Unis. Mais, estime l’éditorialiste, si les femmes « ont été autorisées à prendre part au processus démocratique (…), pour elles l'enjeu n’est pas le même ».
D'ailleurs le New York Times rappelle de son côté que lorsque Geraldine Ferraro est devenue en 1984 la première femme prise comme colistière par un candidat à la présidence, « les médias ne savaient pas vraiment quoi faire de cette information » : ils se demandaient « qui allait garder les enfants ». Pour ce qui est de Sarah Palin en 2008, cette même presse, estime le journal, l’a considérée comme "un spectacle sexuel". Kamala Harris elle, a été traitée « d’ambitieuse » et « d’hystérique ».

Mais hier, estime le Los Angeles Times, elle « n’a pas présenté d'excuses pour son ambition. Elle l’a embrassée ». Elle n'a pas comme Hillary Clinton, il y a quatre ans lors de sa convention démocrate « fait de grands efforts pour adoucir sa réputation de dure et être acceptée par des Américains qui se méfiaient de sa nature ambitieuse, de son éducation féministe et même, oui, de ses tailleurs pantalons ». Peut-être parce que comme l’estime le New York Times le candidat à la présidence risque de ne pas faire de second mandat, « ce qui fait peser sur les épaules de (Kamala Harris) un poids extraordinaire : les attentes de son parti qui veut qu’elle s’élève à la hauteur de sa fonction de dirigeante ».

Obama à l’attaque

Hier un homme a pris la parole parmi ces intervenantes : l’ancien président Barack Obama, dont le discours très attendu avait commencé à fuiter avant qu’il ne le prononce. Et il n’a pas déçu : « Obama à l’attaque » écrit le Boston Globe, citant l’historien de la présidence américaine Michael Beschloss sur Twitter : « Jamais au grand jamais un ancien président n’avait attaqué à une convention son successeur encore en place comme l’a fait ce soir Barack Obama ».

« Donald Trump n’a pas grandi avec la fonction, car il en est incapable », a assené hier l’ancien président qui rapporte le New York Times « s’est ému en évoquant les défis auxquels le pays et la démocratie font face ». Réaction du New York Post, proche des Rpublicains : « Certes, Barack Obama peut faire des discours mais ce n’est pas suffisant pour porter Biden ». Le journal préfère titrer sur Donald Trump « tweetant en direct son mécontentement » : « Trump détruit le discours de convention d’Obama », affirme le journal, reprenant un tweet du président affirmant, comme il l'a déjà fait à plusieurs reprises, que Barack Obama avait espionné sa campagne et s'était fait prendre...

Joe Biden et les démocrates

Ce jeudi c’est le dernier soir de la convention, et il est temps pour Joe Biden de prendre la parole. Mais la presse n’a pas pour le candidat démocrate les mêmes accents qu’elle trouve pour Kamala Harris ou Barack Obama. Le Washington Post, rappelant que « Joe Biden imagine ce moment depuis plus de 50 ans », estime que « ce n’est pas exactement le triomphe qu’il avait en tête » : en 1988 lors de sa première tentative à la primaire démocrate « il avait la quarantaine et était le champion de la nouvelle génération. » Aujourd’hui vu la situation les démocrates choisissent "une présence familière, voire réconfortante". Pour autant « si ce n’est plus un "visage neuf ", c’est un visage en lequel on a confiance », estime une ancienne sénatrice qui l’avait soutenu en 1988. Le Wall Street Journal propose de son côté un long article titré : « Joe Biden a uni les démocrates, il y a de fortes chances que cela ne dure pas », soulignant que l’aile progressiste du parti compte bien mettre une forte pression sur le candidat s’il est élu.

Coronavirus : plus de 500 000 cas au Mexique

La presse mexicaine répercute les chiffres donnés hier par le ministère de la Santé : « le pays dénombre 537 000 cas de Covid ; 58 000 personnes sont mortes » titre El Universal. Le journal Milenioinsiste lui sur le fait qu'il faut ajouter plusieurs dizaines de milliers de cas qui selon le ministère n’ont pas été détectés. Milenio est allé interviewer Arturo Erdely, un mathématicien de l’Université nationale autonome du Mexique qui affirme que même si la pandémie continue de lentement décroître dans le pays, à la fin de l’année le Mexique pourrait compter un million de personnes touchées, et plus de 100 000 morts.

De son côté Excelsior rapporte que selon la Croix-Rouge dans le monde plus de 600 attaques ont été menées contre des docteurs et des hôpitaux depuis le début de la pandémie, dues à « une atmosphère de peur, aggravée par le manque de matériel de protection ». La Colombie figure parmi les pays les plus touchés par ces violences, à côté des Philippines, de l’Afghanistan, du Bangladesh ou du Pakistan.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.