Accéder au contenu principal
La revue de presse des Amériques

À la Une: Joe Biden jure de «sortir les États-Unis des ténèbres»

Joe Biden, accompagné de sa femme Jil,l a été officiellement investi candidat à la présidentielle américaine du 3 novembre lors de la convention nationale démocrate à Wilmington, dans le Delaware, le 20 août 2020.
Joe Biden, accompagné de sa femme Jil,l a été officiellement investi candidat à la présidentielle américaine du 3 novembre lors de la convention nationale démocrate à Wilmington, dans le Delaware, le 20 août 2020. REUTERS/Kevin Lamarque

Publicité

Aux États-Unis la convention démocrate s’est donc refermée la nuit dernière. Point culminant de ces quatre soirées par écrans interposés, pour cause de coronavirus : l’intervention de Joe Biden.

La presse ne retrouve pas ses accents emphatiques d'hier lorsqu'elle parlait de Kamala Harris, la colistière du candidat démocrate. Les titres sont cette fois plutôt informatifs : « Biden répond à l’appel de la convention démocrate » pour le Chicago Tribune, « Biden explique comment il va sortir Trump » pour le Wall Street Journal, « Biden jure de sortir les États-Unis des ’ténèbres » rapporte le New York Times. En fait, il n’y a guère que le Washington Post pour titrer sur le « Moment monumental de Biden » - au contraire du " Average Joe ", Joe Le Moyen, sur lequel titre le très républicain New York Post.

Pourtant, estime le Boston Globe, « pour la première fois de toute sa campagne Biden donne une raison de voter pour lui, pas juste contre Trump ». « Soyons honnête », soupire le quotidien, « quand Biden a commencé sa campagne le parti se dirigeait vers la gauche, la jeunesse, la diversité, l’anti-establishement. Sa candidature offrait l’opposé. » Et c’est « par défautque Biden a été cette année en tête de tous les sondages ». Mais ce jeudi pour la première fois depuis le début de la convention le message n’a pas été que « Trump est un type horrible et Biden, mon Dieu, un type bien, décent ».

Non, estime le Boston Globe, hier il a donné une raison aux indécis de voter pour lui : « des valeurs » ; « il a employé les mots ‘lumière’, ‘décence’, ‘possibilité’, ‘vérité sans fard’, et, oui, ‘masques’ ».

Un angle d’attaque : le coronavirus

Pour le Washington Post « ce discours a probablement évacué toutes les questions que l’on pouvait se poser sur sa future stratégie de campagne ». Joe Biden s’est en effet concentré sur le coronavirus pour attaquer Donald Trump : « Ce président, s’il est réélu, vous savez ce qu’il va se passer. Les infections et les décès vont rester beaucoup trop hauts ». Le Wall Street Journal note que le candidat, dont les drames familiaux sont connus des Américains – il a perdu sa première femme et deux de ses enfants, « a parlé directement aux familles de ceux qui sont morts pendant la pandémie », leur disant qu’il « avait compris que la meilleure manière de dépasser la douleur et le chagrin était de trouver un but (…) Nous avons un formidable but en tant que nation ».

Bref, « Joe le dynamique prend les commandes » estime USA Today. « Virtuellement chaque phrase de son discours de 22 minutes était faite pour présenter un contraste dévastateur, mais plein d’espoir, avec le candidat républicain », admire le Houston Chronicle. Oui, il a délivré « un discours propre et cohérent pendant lequel il n’a pas bredouillé », mais c’est quand même « placer la barre incroyablement bas », estime le New York Post. Maintenant « il ne doit plus se cacher dans sa cave », ce dont les républicains l’accusent depuis le début de la pandémie, et « faire campagne » commande le journal.

Comme Donald Trump en fait, qui note le New York Times a tenté quelques heures avant le discours de son adversaire de « saper les racines de l’ancien vice-président » en se rendant près de Scranton, en Pennsylvanie, où Joe Biden est né, pour y affirmer que Joe Biden avait « abandonné » cet Etat. « Le dernier arrêt de la tournée ‘ne m’oubliez pas’ », s’amuse le journal, « que le président mène depuis le début de la convention démocrate ».

Nouveau record de contamination en Argentine

« Nouvelle hausse des cas : hier plus de 8 000 personnes ont été infectées », s’exclame La Nacion, « chiffre le plus élevé pour une seule journée ». La Gaceta complète : en tout, 320 000 personnes sont aujourd’hui infectées dans le pays. « Cette augmentation des cas journaliers montre que l’Argentine se dirige à nouveau vers la tempête, et donc que le pire de la pandémie est loin d’être passé » estime le journal, qui rapporte que « Formosa, une des provinces les moins touchées par la pandémie a enregistré son premier décès. »

Hier c’est Buenos Aires qui a été la province la plus touchée avec 5 245 cas. La Gaceta explique que « le virus circule librement dans la province et le point d’origine de ces contaminations n’est pas encore connu. Les regroupements de gens, surtout dans le centre de la capitale sont problématiques ». Du coupla municipalité va « décourager la venue dans le centre des particuliers » : les places et les parcs vont rester fermés au moins deux semaines supplémentaires. Et l’entrée dans la capitale, par laquelle passent 1 million de personnes par jour, va être découragée par des contrôles des voitures et des motos.

Nouvelles aides annoncées pour les victimes de la pandémie au Canada

La PCU, la prestation canadienne d’urgence destinée à aider les travailleurs privés de revenus par la pandémie, sera encore disponible quatre semaines, le temps de modifier l’assurance-emploi pour que 400 000 chômeurs supplémentaires puissent y avoir accès, explique le journal La presse. « Le gouvernement libéral », rappelle le National Post, avait été « très critiqué pour ce programme, les entreprises affirmant que l’allocation mensuelle dissuadait considérablement les gens de retourner au travail. Ottawa semble avoir pris la mesure du problème en proposant une nouvelle prestation pour le remplacer », estime le journal. En tous trois nouvelles prestations seront disponibles pendant un an, « à condition que le gouvernement libéral minoritaire survive aux votes de septembre », souligne La Presse. Le coût de toutes ces mesures est estimé à 37 milliards de dollars canadiens, a calculé le National Post.

Par ailleurs Le Devoir nous apprend que « 800 infirmières ont démissionné à Montréal depuis mars ». « Si tous les départs ne sont pas forcément liés à la crise sanitaire, la gestion du gouvernement a sans doute contribué à cette importante 'vague de démission' » selon la présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec citée par le journal. Avec comme « goutte qui a fait déborder le vase », explique Le Devoir, l’arrêté ministériel du 21 mars qui « a permis aux gestionnaires d’annuler les congés des infirmières, leurs vacances et de passer outre leurs conventions collectives. »

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.