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Mexique: 50 ans de prison pour le meurtre d'une journaliste, une peine record

Photo prise lors d'une manifestation de journalistes pour marquer le deuxième anniversaire du meurtre de la collègue mexicaine Miroslava Breach, devant le siège du gouvernement de l'État à Ciudad Juarez, État de Chihuahua, Mexique, le 23 mars 2019.
Photo prise lors d'une manifestation de journalistes pour marquer le deuxième anniversaire du meurtre de la collègue mexicaine Miroslava Breach, devant le siège du gouvernement de l'État à Ciudad Juarez, État de Chihuahua, Mexique, le 23 mars 2019. HERIKA MARTINEZ / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Sentence sans précédent au Mexique dans une affaire d’homicide d’une journaliste tuée en 2017 dans l’État de Chihuahua. Pour la première fois dans une telle affaire, un juge fédéral a prononcé une sentence de 50 ans de prison. Une première qui pourrait bien créer un précédent.

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Le Mexique est pointé du doigt depuis de nombreuses années comme étant l’un des pays les plus dangereux pour les journalistes. Plus d’une centaine ont ainsi été tués depuis le début des années 2000 dans le pays et ces derniers mois quatre journalistes ont encore été assassinés. Ces meurtres sont, dans la plupart des cas, suivis d’aucune condamnation. Mais pas cette fois-ci, puisqu’un juge fédéral a condamné à 50 ans de prison le meurtrier d’une journaliste.

Miroslava Breach, une journaliste reconnue et qui travaillait sur les liens entre le pouvoir politique et le crime organisé, a été abattue le 23 mars 2017 de 8 balles en sortant de son domicile.

Plus de trois ans après, la justice mexicaine vient de condamner l’un des auteurs de ce meurtre. Carlos Moreno, surnommé « El Larry », membre du bras armé du Cartel de Sinaloa - l’un des plus dangereux et connus du pays – passera donc les 50 prochaines années en détention.

La peine de prison la plus longue jamais infligée pour un tel acte.

Le parquet a estimé que le meurtre avait été réalisé « avec préméditation » car la victime avait reçu des messages d'intimidation. Il a ajouté qu'une sentence aussi lourde constituait un précédent pour les cas de crimes contre la liberté d'expression, soulignant que c'était la peine de prison la plus longue jamais infligée pour un tel acte.

Une décision saluée par l’organisation civile Propuesta Civica, qui salue « un important précédent dans le combat contre l'impunité pour les crimes visant des journalistes ». Elle attend désormais que les autres auteurs soient également traduits en justice. Le complice de Carlos Moreno, Wilberth Jaciel, est activement recherché et la justice serait en train d’enquêter pour savoir s’il existe des connexions dans cette affaire avec des fonctionnaires de l’État de Chihuahua où a été commis le crime.

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