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La revue de presse des Amériques

À la Une: la tempête tropicale Laura en Haïti

Une vue de Port-au-Prince après le passage de la tempête Laura, le 23 août 2020.
Une vue de Port-au-Prince après le passage de la tempête Laura, le 23 août 2020. REUTERS/Andres Martinez

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Le site Rézo Nodwès indique que sur les neuf personnes tuées, « cinq sont mortes dans la région métropolitaine, et quatre autres dans le département du sud-est, deux des régions les plus touchées par de fortes averses et d’inondations. » On dénombre aussi deux disparus rappelle le Nouvelliste, « une mère et son nourrisson, emportés par les eaux en furie du côté de Carradeux, à Tabarre. Les recherches se poursuivent en aval », a indiqué au journal le directeur de la protection civile « qui redoute que ces personnes soient mortes ».

En tout cas, selon le site Rezo Nodwès, deux millions de personnes nécessitent un aide d’urgence : « Bien que Laura aitdéjà quitté Haïti, de nombreuses routes sont toujours bloquées et plusieurs communes restent inondées et coupées du reste du pays, malgré le fait que les autorités ont déployé des équipes d’évacuation. »

Dans Alterprese « la protection civile et les différentes coordinations des départements du Plateau central et de l’Artibonite invitent les communautés, dans la zone de la rivière Artibonite comme de la rivière Pelig, à quitter ces zones », « sans regarder en arrière » précise le journal, parlant d’un « grand danger » car le barrage de Pelig ne peut « plus retenir la quantité d’eau dont il dispose, selon le ministère des Travaux publics ».

Lancement de la convention républicaine

Aux États-Unis, après la convention démocrate la semaine dernière la convention républicaine débute aujourd’hui pour quatre jours. Ce soir quelque 300 délégués représentant les 50 États américains désigneront formellement Donald Trump comme candidat de leur parti, une nouvelle fois.

Les journaux n’en font pas encore leurs Unes – ce qui est normal, la convention débute ce soir. Mais finalement tout est lié à ce rendez-vous républicain : le New York Timesouvre sur la décision du président américain hier d’autoriser un traitement au plasma contre le coronavirus. « Le président américain a fait pression sur l’Agence américaine du médicament », souligne le quotidien, « ce qui lui a permis de faire état d’un progrès » dans la lutte contre le coronavirus « à la veille de la convention républicaine ». Seulement voilà, catastrophe pour le président - et c’est la une du site internet du Washington Post : « Kellyane Conway va quitter la Maison Blanche » : celle qui a été « une de ses défenseuses les plus visibles et acharnés », et qui avait surtout mené le candidat Trump à la victoire en 2016, « explique qu’elle doit se concentrer sur sa famille ».

Changer de récit

Bref, comme l’explique le New York Times, à la convention républicaine « après une nouvelle semaine de revers Trump veut changer de récit ». « La semaine qui vient sera critique », juge le quotidien, pour « mettre derrière lui » l’arrestation de son ancien conseiller Steve Bannon, le rapport dévastateur du Sénat sur les efforts russes pour lui permettre de remporter l’élection de 2016, le refus d’une cour que ses déclarations de revenus restent secrètes, ou encore cette « convention démocrate qui s’est déroulée sans accroc, et pendant laquelle Joe Biden n’a pas fait les gaffes que Donald Trump avait prédites. » Il s’agit maintenant pour le président de « réécrire cette histoire et convaincre suffisamment d’Américains qu’il est le mieux équipé pour que l’économie redécolle et ramener des emplois » dans le giron américain, estime le New York Times.

Un Donald Trump omniprésent

Pour cela, il faut que la convention soit un succès.Le Chicago Tribune rapporte qu’il est prévu d’y « honorer la Grande Histoire américaine » (c’est le thème) pendant quatre jours. Selon les organisateurs, la convention doit être « plus ‘positive’ que celle des démocrates qui sont tombés à bras raccourcis sur Trump ». Pourtant, le journal note que le président « semble aussi prêt à insister sur les fractures culturelles de la nation, particulièrement autour des injustices raciales et du rôle des forces de sécurité pour motiver sa base ». Et il aura toute l'attitude pour le faire puisque note le New York Times « le président a prévu de parler chaque soir de la convention, une performance flirtant avec le don d’ubiquité inédite à ce jour dans l’histoire des conventions mais qui cadre bien avec l’approche ‘rien que du Trump et tout le temps’ de ces quatre derniers jours ».

En plus, souligne le Washington Post, la convention sera remplie de membres de la famille du président, avec au moins une intervention chaque soir. Par contre le quotidien note qu’aucun ancien président ou candidat à la magistrature suprême ne participera à la convention, contrairement à ce qui avait été organisé chez les démocrates : pas de George Bush Junior ou de Mitt Romney. Les projecteurs seront donc sur le président, qui devrait, selon le Wall Street Journal défendre « la présence sur le lieu de travail comme essentielle pour permettre à l’économie de fonctionner – soit un contraste (encore) avec les démocrates qui appellent les Américains à rester chez eux si la pandémie s’aggrave ».

Enfin le Boston Globe explique que cette convention sera un « test » pour les républicains : pendant ces quatre jours ils ont prévu d’organiser « plus de 7 500 évènements dans le pays – avec dans la majorité des cas des gens sur place », ce qui selon eux leur permettra de voir si, comme ils le veulent, les Américains sont bien prêts à aller voter en personne.

Erin O’Toole, nouveau chef de l’opposition au Canada

Cette élection était d’autant plus importante que comme le remarque le Toronto Star « les libéraux prévoient un vote de confiance qui pourrait lancer le pays dans une nouvelle élection d’ici à peine quelques semaines. »

Erin O’Toole a été élu au troisième tour chef du parti conservateur, « une surprise dans une campagne qui devait à l’origine représenter le couronnement de Peter MacKay », ancien ministre et ancien procureur général du Canada note le Toronto Star, qui retourne le couteau dans la plaie : « pour la seconde fois en trois ans, (…) il n’a pas réussi à convaincre les électeurs de base ». Alors que s’est-il passé, au-delà d’un retard dans le décompte des votes pour cause de machine qui ont abîmé les bulletins - faisant dire sournoisement au National Post que « le nouveau chef de l’opposition canadienne n’a pas à craindre de piratage de hackers russes pour altérer les résultats »…

Selon le journal, « O’Toole a appris de sa tentative de 2017. Il a concentré sa campagne de 2020 sur la prise de votes de toutes les tendances du parti, y compris les sociaux-conservateurs ». Mais note Le Devoir « c’est en se présentant comme un ‘vrai bleu’, c’est-à-dire un conservateur qui ne souhaite pas renier les valeurs fondamentales du parti, qu’Erin O’Toole a su convaincre les membres de sa formation ». « Les libéraux vont dire que c’est un agneau qui se déguise en loup, un modéré qui s’est vendu aux tenants de la ligne dure » annonce déjà le National Post.

Quoi qu’il en soit, estime Le Devoir, « le nouveau chef du PCC devra trouver un équilibre entre unifier les troupes et se préparer rapidement à tomber en campagne électorale ».

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