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Revue de presse des Amériques

À la Une: nouvelle nuit de violence à Kenosha

Affrontements entre manifestants et forces de l'ordre à Kenosha, dans le Wisconsin, le 25 août 2020, suite aux tirs de policiers qui ont grièvement blessé Jacob Blake, un Afro-Américain.
Affrontements entre manifestants et forces de l'ordre à Kenosha, dans le Wisconsin, le 25 août 2020, suite aux tirs de policiers qui ont grièvement blessé Jacob Blake, un Afro-Américain. AP/David Goldman

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« Deux personnes tuées et une autre blessée à Kenosha », titre le journal local Milwaukee Sentinel, lors d’une troisième nuit de manifestations dans la ville de Kenosha, aux États-Unis. Dimanche 23 août, un Afro-Américain, Jakob Blake, avait été grièvement blessé par un policier qui lui a tiré sept balles dans le dos.

Hier, rapporte le New York Times, « les manifestants rassemblés devant la cour de justice ont lancé des bouteilles d’eau, des pierres et des feux d’artifice vers la police, qui a répondu avec des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc. » Mais c’est bien plus tard vers minuit que des coups de feu ont été tirés, près d’une station-service : « Beaucoup de gens étaient encore dans la rue », raconte le Milwaukee Sentinel, « et quand ils ont entendu les détonations, ils ont commencé à courir partout pour trouver un abri. » Le shérif David Beth cité par le journal indique que la police recherche un suspect, et précise que ces dernières nuits « des hommes se considérant comme une milice patrouillaient dans les rues de la ville. »

Donald Trump, mélange des genres ?

Ce mardi 25 août, c’était le deuxième jour de la convention républicaine. Selon le New York Post, proche des républicains, « Trump propose le meilleur reality show de la planète » : « un programme malin, qui liait avec talent les gens et les politiques. » Pour le reste de la presse, c’est justement le problème : « Trump met les pouvoirs de son gouvernement au service de sa réélection », tonne le Washington Post, « effaçant les lignes entre sa campagne et sa présidence », avec une Melania Trump qui prend la parole « depuis les jardins de la Maison Blanche » remarque le Chicago Tribune - la photo de la première dame est d’ailleurs à la Une de tous les journaux.

Le New York Times liste tous les autres exemples de mélange des genres en cette deuxième journée : des vidéos du président grâciant un condamné afro-américain et naturalisant cinq nouveaux citoyens américains (le Washington Post parle de « cynisme ») ; deux de ses enfants qui interviennent alors qu’ils sont dans un bâtiment gouvernemental ; et un ministre des Affaires étrangères (Mike Pompeo) qui prend la parole dans une convention (une première depuis au moins 75 ans), estime le New York Times alors qu’il est en Israël en voyage officiel. Le Wall Street Journal rapporte qu’un député démocrate « compte ouvrir une enquête pour voir si ce discours viole le Hatch Act, qui interdit aux responsables du département d’État d’avoir des activités politiques dans l’exercice de leur fonction. » Tout ça pour ça, semble dire le Washington Post, selon qui Mike Pompeo « n’a pas pu citer aucun résultat concret produit par la diplomatie clinquante de Donald Trump. »

Pourquoi Donald Trump joue-t-il au maximum de sa fonction de président ? Pour se présenter comme « le protecteur américain », estime le New York Times. « Pourvoir une image qui divise moins », analyse le Washington Post, et ainsi « aller au-delà de sa base conservatrice », en particulier en direction des femmes - avec son épouse Melania - ou des minorités, avec les cérémonies de naturalisation et de pardon. « Donald Trump n’est pas raciste, sexiste ou xénophobe, c’était le message entre les lignes de cette deuxième soirée », juge The Hill pour qui il s’agissait de « désintoxiquer l’image de Trump. » Pas sûr que cela marche, estime le New York Times, qui rappelle « les accusions d’agression sexuelles dont le président fait l’objet, ses appels à l’intolérance raciste et ses politiques dures sur la frontière, comme celle qui a séparé les familles de migrants. »

Chili : référendum sur la Constitution

Le 25 octobre se tiendra un référendum sur un éventuel changement de la Constitution, qui date du dictateur Augusto Pinochet. La campagne électorale a débuté ce mercredi 26 août. En fait, rappelle le quotidien La Tercera, elle avait « déjà commencé en février pour un vote qui devait se dérouler deux mois après, mais tout a été interrompu » à cause du coronavirus. Pour autant, la Tercera s’insurge et parle de « vides inexcusables » encore aujourd’hui dans l’organisation du scrutin : d’abord le vote de la loi sur le financement des campagnes électorales s’est déroulé hier, « à quelques heures à peine » du début de la campagne. Et puis, estime le journal, il reste encore à affronter beaucoup de défis sanitaires « pour la tranquillité des citoyens » : « il aurait fallu depuis longtemps établir que les personnes contagieuses ne peuvent pas participer au vote. »

D’ailleurs, Diario Financiera rapporte qu’une des principales préoccupations des Chiliens concernant le référendum, c’est le coronavirus : 56 % des personnes interrogées ont « très peur d’attraper le Covid-19 en faisant la queue devant les bureaux de vote. » Mais le journal souligne aussi que 65 % des personnes interrogées estiment que le référendum va permettre de mettre en place des changements positifs dans le pays - les grandes manifestations de la fin de l’année dernière pour plus de justice sociale demandaient entre autres ce changement de Constitution.

Laura menace désormais les côtes américaines

Après Haïti, la République dominicaine et Cuba, l’ouragan menace maintenant l’est du Texas et l’ouest de la Louisiane, rapporte le Washington Post, qui précise que Laura est censée frapper « avec une férocité inédite dans cette région depuis plus de dix ans ». Les deux États ont déjà publié des ordres d’évacuation obligatoire.

Le journal note que malgré cela, tout le monde n’a pas prévu de partir. « Préparez-vous à des vents forts, alors que Laura se renforce », prévient au Texas le Houston Chronicle, qui rappelle que l’ouragan doit va arriver entre mercredi soir et jeudi matin. Laura, indique le journal, représente aussi un « grave danger pour l’industrie pétrolière » de cet État.

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