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Convention républicaine: Melania Trump réclame quatre ans de plus pour «Donald»

La première dame des États-Unis Melania Trump lors de la convention républicaine, à la Maison Blanche, le 25 août 2020.
La première dame des États-Unis Melania Trump lors de la convention républicaine, à la Maison Blanche, le 25 août 2020. Alex Wong/Getty Images/AFP
Texte par : RFI Suivre
9 mn

Après une première soirée consacrée à diaboliser le camp démocrate, les orateurs se sont attachés ce mardi 26 août à défendre le bilan de la présidence Trump. La première dame Melania Trump s’est exprimée, ainsi que deux enfants du président, qui est lui-même intervenu depuis la Maison Blanche.

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Avec notre correspondante à Washington, Anne Corpet

Cinq migrants qui prêtent serment lors d’une cérémonie de naturalisation à la Maison Blanche, c’est du jamais vu pendant la convention d’un parti. Donald Trump a également utilisé son pouvoir présidentiel à des fins politiques en signant pendant la convention la grâce d’un ancien détenu reconverti dans la réinsertion des ex-prisonniers. Les deux événements ont été filmés à la Maison Blanche et retransmis pendant la convention.

Autre épisode hors norme, avec la déclaration de Mike Pompeo en direct de Jérusalem. Habituellement, les chefs de la diplomatie américaine s’abstiennent d’intervenir pendant ces grand-messes politiques.

« Pas un politicien ordinaire »

Mais Donald Trump n’a que faire des convenances.. Melania Trump l’a reconnu à mots couverts : « Il n’est pas un politicien ordinaire. » La première dame a présenté son mari comme un homme avant tout attaché à défendre son pays : « Donald veut assurer la sécurité de vos familles, il ne veut rien de plus que la prospérité de ce pays et il ne perd pas de temps à faire de la politique. »

Eric Trump, le fils du président, l'a aussi présenté comme un défenseur acharné des Américains. Sa sœur Tiffany a également rendu hommage à son père. Chaque membre de la famille a dénoncé la manière dont la presse décrit le président, pour mieux l’affirmer : Donald Trump n’est pas l’homme que vous décrivent les médias.

Eric Trump lors de la 2e journée de la convention républicaine

À lire aussi : Présidentielle américaine: ces républicains en campagne contre Trump

Melania évoque la « terrible pandémie »

Par ailleurs, pour la première fois lors de cette convention républicaine, le drame du coronavirus aux États-Unis a été évoqué sur un ton empathique. C'était l'autre point fort du discours de Melania Trump. « Je reconnais le fait que depuis le mois de mars nos vies ont changé drastiquement. L’ennemi invisible, le Covid-19, a balayé notre magnifique pays, et nous a tous affectés. Ma profonde sympathie va à tous ceux qui ont perdu un être cher et mes prières accompagnent ceux qui sont dans le deuil ou qui souffrent. Je sais que beaucoup de gens sont anxieux, et se sentent démunis. »

Mais là encore, Melania a voulu battre en brèche le mauvais bilan du président sur la gestion de la crise sanitaire. « Je veux que vous le sachiez : vous n’êtes pas seuls. L’administration de mon mari ne cessera pas de se battre jusqu’à ce qu’il y ait un traitement efficace ou un vaccin disponible pour tous. Donald ne se reposera pas tant qu’il n’aura pas fait tout ce qu’il peut pour prendre soin de tous ceux affectés par cette terrible pandémie. »

À écouter : Présidentielle américaine: «À la convention républicaine, Donald Trump s'est adressé aux indécis»

La presse américaine accuse Trump d’utiliser sa fonction de président pour sa campagne

Aux États-Unis, Donald Trump est accusé par la presse d’avoir mélangé les genres et utilisé sa fonction de président dans sa campagne, lors de la convention républicaine. Si le New York Post, proche des républicains, a vu « un programme malin, qui liait avec talent les gens et les politiques », pour le reste de la presse, justement, c’était ça le problème.

« Trump met les pouvoirs de son gouvernement au service de sa réélection », tonne le Washington Post. Le New York Times liste les épisodes qui selon lui posent problème : l’intervention de Melania Trump depuis les jardins de la Maison Blanche, la diffusion de deux vidéos du président graciant un condamné noir et naturalisant cinq nouveaux citoyens américains, et puis l’intervention de son ministre des affaires étrangères Mike Pompeo alors qu’il est en Israël en voyage officiel.

« Avoir une image qui divise moins »

Sur ce dernier point, le Wall Street Journal rapporte qu’un député démocrate « compte ouvrir une enquête ». Alors pourquoi ce mélange des genres ? Selon le New York Times, Donald Trump veut se présenter comme « le protecteur américain ». Et « avoir une image qui divise moins », complète le Washington Post, en particulier en direction des femmes avec son épouse Melania ou des minorités.

Pas sûr que cela marchera estime le journal, qui rappelle « les accusations d’agression sexuelles dont le président fait l’objet, ou encore ses politiques dures à l'encontre des migrants ».

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