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Revue de presse des Amériques

À la Une: aux États-Unis, Donald Trump officiellement candidat des républicains

Le président américain Donald Trump s'adresse depuis la Maison Blanche au public réuni pour la convention républicaine à Charlotte, le 27 août 2020.
Le président américain Donald Trump s'adresse depuis la Maison Blanche au public réuni pour la convention républicaine à Charlotte, le 27 août 2020. AP/Evan Vucci

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« Gardez-moi dans cette maison », c’est le titre de Une du New York Post, avec en fond la Maison Blanche devant laquelle Donald Trump a prononcé hier le discours dans lequel il a accepté d’être le candidat du parti républicain pour la présidentielle du 3 novembre.

Un discours « incendiaire », remarque, admiratif, l’éditorialiste du très républicain journal qui note que, justement, « les républicains ont passé la plus grande partie des trois premières soirées de la convention à présenter des aspects plus doux et plus gentils de Donald Trump, mais c’est le président qui parle en dernier, et ce jeudi, il était d’humeur combative ». Selon l’éditorialiste, le président aurait tellement tapé sur son adversaire Joe Biden que si cela avait été de la boxe, l’arbitre aurait eu pitié et arrêté le match.

« Un raz-de-marée de mensonges »

Peut-être et surtout parce que Donald Trump n’a délivré que des coups bas, non réglementaires, semble dire l’immense majorité de la presse américaine : « le discours de Trump était un raz-de-marée de mensonges et de réécriture de l’histoire », s’étrangle le Washington Post. En plus, s’indigne le New York Times, « certaines de ses affirmations avaient déjà été discréditées par le passé », par exemple la semaine dernière, lors de leur convention, les démocrates n’ont jamais refusé de dire « sous l’autorité de Dieu » pendant le serment d’allégeance.

Les deux journaux ont vérifié bon nombre des arguments abordés dans les 70 minutes de discours du président. Donald Trump « a souvent exagéré ses propres actions et glissé sur ses échecs tout en dressant un portrait inexact de Joe Biden et des démocrates », résume le New York Times, qui note ensuite, impitoyablement, « exagéré », « trompeur » ou « faux » sous chaque affirmation du candidat-président. « Je n’aime pas beaucoup les démocrates ou Joe Biden », explique un éditorialiste de USA Today, « et je n’aime certainement pas les gauchistes ou les anarchistes, il y avait donc beaucoup de choses dans le discours de Trump que je voulais aimer (…), mais vous ne pouvez rien croire de ce qu’il dit : la moindre affirmation est un mensonge. » Et de développer avec rage : « Sur le Covid-19 Trump dit “nous avons relevé le défi”, je peux vous donner 180 000 raisons [le nombre de morts dans le pays] qui disent que c’est un mensonge. »

Des conditions sanitaires problématiques

« Des centaines de personnes à la Maison Blanche pour le discours de Trump malgré les règles de lutte contre le Covid-19 », titre The Hill, du coup cela « brouille les conseils de santé fédéraux et locaux sur la pandémie » : porter des masques, quand ce n’est pas possible de rester à deux mètres de distance les uns des autres, de toute façon, note le journal, Washington DC interdit les rassemblements de plus de 50 personnes.

Et « l’écrasante majorité des invités n’ont pas été testés », rajoute le Washington Post. Bref selon le journal, la soirée d’hier « offrait à Trump une sorte de fac-similé tout à fait acceptable des conventions habituellement bruyantes et tapageuses qui avaient été annulées cette année pour cause de pandémie », donnant « aux millions de personnes qui regardaient ce programme à la télévision l’image que le président recommence à agir normalement, alors que la plupart des Américains ne le peuvent pas. »

Le Boston Globe,lui, prend un peu de recul pour analyser cette convention républicaine maintenant terminée, avec un article intitulé « Qui est aux commandes ? » : « Sur ces quatre soirées, la famille Trump a parlé pendant 150 minutes, l’équivalent d’une soirée de programme », note le journal, qui estime que si cette convention républicaine 2020 a montré quelque chose, c’est que « Trump a transformé le parti en une entreprise largement dirigé par sa famille. »

Rentrée scolaire très discutée au Venezuela

Le journal 2001annonce que le pays a atteint les 43 000 personnes infectées et près de 360 morts, selon les chiffres officiels. Mercredi 26 août, le président Maduro avait confirmé, rappelle La Voz, que la rentrée se ferait en septembre avec un mélange de cours à distance et présentiels. Aujourd’hui, tout le monde ne semble pas du même avis : toujours dans La Voz, le président de la Fetramagisterio, un syndicat d’enseignants, affirme que 89 % des enseignants affiliés à ce syndicat ne sont pas prêts à revenir à l’école car « les établissements scolaires ne réunissent pas les conditions sanitaires minimum pour que les cours puissent se faire en présentiel dès septembre. »

Pourtant, souligne dans le journal local El Periodiquito Fernando Pereira, le fondateur des Centres communautaires d’apprentissage, l’éducation à distance est difficile, car le Venezuela est selon lui « complètement à la marge, déconnecté. » Mais pour autant, « les conditions ne sont pas réunies pour le présentiel, car nous sommes dans un moment de hausse des cas » : « le retour dans les classes doit être décidé et évalué chaque semaine ; sans exposer les jeunes », l’idéal étant « un retour semi-présentiel. »

En fait il doit y avoir plusieurs modèles de rentrées, elle ne doit « pas être la même dans tout le pays », estime Ultimas Nociticas dans un éditorial : tout à distance dans les municipalités les plus touchées, un ou deux jours de présence des élèves dans les autres. Beaucoup de questions se posent donc encore aujourd’hui au Venezuela alors que la rentrée approche.

« L’ultime adieu » en Argentine

L’ultime adieu, c’est celui aux malades du coronavirus qui vivent leurs derniers instants. Pagina 12 fait sa Une sur cette décision de la ville de Buenos Aires de permettre à une personne de l’entourage du malade d’être présente, à l’hôpital, « pour pallier la peur et  la solitude, des uns comme des autres ». Le journal rappelle que depuis le début de la quarantaine dans la capitale il n’y avait pas de protocole le permettant, depuis hier c’est donc possible.

Des règles ont évidemment été fixées : les personnes qui visitent ces patients doivent avoir « entre 18 et 60 ans, être en bonne santé, ne pas être des publics à risque et pas non plus enceintes ». Les établissements de santé devront aussi avoir une équipe de professionnels à disposition pour accompagner les familles.

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