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Revue de presse des Amériques

À la Une: Visite de Joe Biden à Kenosha, à l’opposé de celle de Donald Trump

Le candidat démocrate Joe Biden, en visite à Kenosha dans le Wisconsin, le 3 septembre 2020.
Le candidat démocrate Joe Biden, en visite à Kenosha dans le Wisconsin, le 3 septembre 2020. AP Photo/Carolyn Kaster

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Le candidat démocrate « s’est entretenu au téléphone avec Jacob Blake, cet Afro-Américain qui a reçu sept balles dans le dos tirées à bout portant par un policier blanc, et a rencontré sa famille avant de se rendre à Kenosha », raconte le Chicago Tribune. « Dans cette ville, déchirée par les émeutes, Joe Biden a exhorté le pays à se saisir du moment et à affronter 400 ans de racisme institutionnel en Amérique ».

Le Washington Post estime que « dans le ton et la forme, la visite du candidat démocrate à Kenosha était radicalement différente de celle du président Trump deux jours plus tôt. Joe Biden », fait remarquer le quotidien, « veut mobiliser les électeurs noirs qui manifestent dans la rue, mais aussi reconquérir les électeurs blancs de la classe ouvrière du Midwest industriel. Ce jeudi à Kenosha, il s’est à nouveau opposé aux violences et aux pillages, tout en défendant le droit de manifester pacifiquement. »

« Le plan de Biden, c’est d’apaiser les terroristes, et mon plan, c’est de les arrêter », s’est moqué Donald Trump lors d’un meeting électoral en Pennsylvanie, rapporte encore le Washington Post.

Jamaïque : abstention record et victoire fulgurante du parti travailliste au pouvoir

En Jamaïque, le parti travailliste au pouvoir a remporté hier une victoire écrasante aux élections générales. « Cette victoire est un tsunami », s’exclame le Miami Herald. Le parti travailliste a remporté 49 des 63 sièges du Parlement jamaïcain, et ce, alors que le Premier ministre sortant Andrew Holness avait été vivement critiqué pour sa gestion de la crise sanitaire due à l’épidémie de coronavirus qui a connu un nouveau pic ces dernières semaines.

Le taux d’abstention est d’ailleurs très élevé. Seuls 37% des 1,9 million d’électeurs ont fait le déplacement, souligne le Miami Herald. La peur d’une contamination a clairement freiné la participation. « De toute évidence, les Jamaïcains, qui ont choisi de voter, ont donné au Parti travailliste un mandat clair pour diriger », constate le Jamaica Gleaner. « Il appartient maintenant au Premier ministre Andrew Holness et à son administration d’exercer ce mandat judicieusement en veillant à éviter toute forme d’arrogance ou de comportement arbitraire. Car la Jamaïque », souligne encore le journal, « a un travail important et urgent à faire qui nécessitera un consensus national, et donc le soutien de l’opposition ».

« Félicitation, monsieur le Premier ministre, maintenant mettez-vous vite au travail », titre de son côté le Jamaica Observer ce matin. « Le pays a urgemment besoin de mesures efficaces pour contrer les conséquences de l’épidémie de coronavirus sur l’économie, la santé, l’éducation, le tourisme et d’autres secteurs, vitaux à notre survie ».

Venezuela : l'opposition divisée sur sa participation aux élections législatives

Au Venezuela un débat fait rage aujourd’hui : l’opposition doit-elle participer aux élections législatives ? La question se pose depuis la sortie de Henrique Capriles, deux fois candidats à l’élection présidentielle, qui a lancé un pavé dans la marre en répondant « Oui, il faut participer aux élections pour ne pas laisser l’Assemblée nationale vénézuélienne entre les mains du régime socialiste ». Ce faisant, estime aujourd’hui le quotidien argentin Clarin, « Henrique Capriles a fait voler en éclat l’unité fragile de l’opposition », dont 30 partis avaient jusqu’ici refusé leur participation à ces scrutins en raison d’un manque évident de transparence. « Mais Henrique Capriles, chef du parti Primero Justicia, risque surtout de faire ainsi le jeu du président Nicolas Maduro qui cherche par tous les moyens de regagner en légitimité ».

De son côté, Efecto Cocuyo estime que Henrique Capriles va devoir obtenir du régime vénézuélien un maximum de garanties sur l’organisation des élections pour motiver les Vénézuéliens à voter. « Ce qui n’est pas gagné, car le gouvernement Maduro ne voudra en aucun cas compromettre sa victoire truquée », souligne le site d’information.

C’est précisément pourquoi, renchérit l’éditorialiste d’El Nacional, l’opposition ne doit pas participer à ces législatives. « Dans la configuration actuelle du pays où toutes les instances et institutions sont contrôlées par un régime autoritaire, les adversaires de Nicolas Maduro n’ont aucune chance de l’emporter ».

Seul le journal d’opposition Tal Cual défend aujourd’hui un autre point de vue : « Henrique Capriles n’a pas divisé l’opposition vénézuélienne. Il a ramené la politique dans l’espace public d’où elle a failli disparaître », écrit l’éditorialiste. « Car la politique », poursuit-il, « ce n’est pas l’unité et l’harmonie, la politique naît de nos divergences, c’est l’espace de débat, ce sont les sables mouvants où se croisent nos idéaux et intérêts, nos passions et revendications et même nos illusions. Avoir peur des divisions en politique, c’est avoir peur de la politique elle-même ». Et Tal Cual de conclure : « Alors oui, il y aura probablement des fraudes de la part du régime Maduro. Mais comme l’ont montré les oppositions dans tant de pays dominés par les autocraties, de la Bolivie à la Biélorussie, la fraude électorale ne peut être signalée que lorsque vous participez au scrutin. Sans participation, il n’y a pas de fraude. C’est cela la conviction de Henrique Capriles quand il dit : “le combat se bat ».

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