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Incendies: l'Ouest américain se prépare à «un nombre considérable de morts»

Dans l'Oregon, les incendies ont ravagé 400 000 hectares de terres.
Dans l'Oregon, les incendies ont ravagé 400 000 hectares de terres. REUTERS/Adrees Latif
Texte par : RFI Suivre
5 mn

Des dizaines de milliers de personnes ont été forcées de fuir leurs maisons face à la propagation très rapide des incendies qui ravagent la côte ouest des Etats-Unis.

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Les gouvernements de l’Etat de Washington, de l'Oregon et de la Californie tentent visiblement de préparer l'opinion publique. Alors que les incendies qui ravagent l'Ouest américain empêchent toujours pompiers et secouristes d'accéder à de vastes zones en proie aux flammes, les autorités disent craindre le pire.

« Nous nous préparons à un nombre considérable de morts, en nous fondant sur ce que nous savons du nombre de bâtiments détruits », a déclaré vendredi Andrew Phelps, directeur des services de gestion des urgences de l'Oregon. Pour l'heure, au moins 16 personnes sont mortes et plusieurs douzaines portées disparues.

1,2 million d'hectares ravagés en Californie

Plus de 20 000 pompiers se battent depuis des semaines contre des brasiers sans précédent : 250 000 hectares ont brûlé dans l'Etat de Washington, 400 000 dans l'Oregon où des centaines de milliers d'habitants ont dû fuir l’avancée des flammes. Les feux de forêt en Californie, où Donald Trump a prévu de se rendre ce lundi, ont consumé 1,2 million d'hectares. Un record.

Dans le nord-ouest de l'Etat, l'incendie baptisé August Complex Fire, et qui réunit 37 feux, est officiellement devenu le plus étendu de l'histoire américaine. La saison des incendies, qui se prolonge fréquemment jusqu'à fin novembre, est pourtant encore loin d'être terminée. Pour ce week-end, les pompiers espèrent au moins pouvoir compter sur une météo plus fraîche et humide pour leur apporter un court répit.

Pollution de l'air

Ceux qui ne sont pas directement menacés par le feu suffoquent sous un épais brouillard de fumée. En cette fin de semaine, les taux de pollution de l'air dans des villes comme Seattle, Portland ou encore San Francisco figurent parmi les plus élevés du monde. Ngoc Nguyen, qui vit avec son mari et leurs deux garçons, à San Francisco n'a « jamais vécu quelque chose comme ça » alors qu'elle habite depuis toujours en Californie.

« C'est la 25e journée consécutive que la ville met en garde contre une pollution de l'air dangereuse pour la santé de chacun. Nous gardons donc toute la journée nos fenêtres et portes fermées. C'est particulièrement dangereux pour les enfants, les personnes âgées et des patients souffrants de maladies chroniques. Mon fils de 8 ans a de l'asthme. Jeudi je l'ai amené chez le pédiatre, juste pour m'assurer que sa médicamentation contre l'asthme était suffisante. Mon mari aussi souffre d'asthme. Il a du mal à respirer en ce moment. Il tousse beaucoup. A cause de l'épidémie de coronavirus, nous avons déjà passé des mois à la maison. Mais maintenant avec les feux nous n'avons plus aucune possibilité de sortir. »

Je ne sais pas s'ils se rendent compte que c'est quelque chose qui va se reproduire. Et ça me fait peur.

Ngoc Nguyen, une habitante de San Francisco, s'inquiète pour la santé mentale de ses enfants

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