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Revue de presse des Amériques

À la Une: Joe Biden à la conquête des Latinos-Américains

Opération séduction pour Joe Biden auprès de l'électorat latino-américain, le 15 septembre 2020.
Opération séduction pour Joe Biden auprès de l'électorat latino-américain, le 15 septembre 2020. AP/Patrick Semansky
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Joe Biden s’est rendu pour la première fois mardi en Floride en tant que candidat à la présidentielle. Dans cet État, comme d’habitude, les sondages prédisent une course serrée. L’ancien vice-président cherche à obtenir plus de soutien des Latino-Américains, qui représentent environ 20% de l’électorat en Floride.

Joe Biden a été invité sur scène par Luis Fonsi, le populaire chanteur portoricain de Despacito. Un tube que le candidat démocrate a cru bon de jouer sur son téléphone portable en arrivant devant le micro. La vidéo est moquée par nombre d’internautes ce mercredi et a été partagée par le président américain Donald Trump. Sauf que le président a utilisé une version manipulée. La bande-son a été remplacée par Fuck the police du groupe de rap NWA, raconte le Washington Post. Pour l’instant, Twitter n’a pas indiqué la vidéo comme étant manipulée.

Les Américano-Cubains de Floride séduits par Trump

Sur le fond, Joe Biden a soutenu à son auditoire que tout – éducation, immigration, gestion du Covid – s’améliorerait s’il devenait président. « Cela suffira-t-il ? », se demande le Wall Street Journal. Plusieurs politologues expliquent que, comme d’habitude, les démocrates ont eu tendance à prendre cet électorat latino-américain pour acquis, ce qui n’est pas sûr. Même si globalement les électeurs latinos votent démocrate, les écarts se resserrent grâce, notamment, au vote des Américains originaires de Cuba, qui représentent un tiers de l’électorat latino en Floride.

À la base, ces électeurs votent plutôt républicain, mais ils seraient particulièrement conquis par la politique de fermeté de Donald Trump envers Cuba et marqués par sa façon de qualifier les démocrates de « socialistes ». Devant ces récents sondages, Joe Biden « a engagé plus de personnel en Floride et a dévoilé plusieurs nouveaux spots de campagne en espagnol ».

Sally touche terre en Alabama

C’est une première depuis Ivan en 2004 qui avait frappé l’Alabama au même endroit et à la même date, le 16 septembre. Sally, un ouragan de catégorie 2, a touché terre tôt ce mercredi matin et les vidéos partagées sur le média en ligne Alabama.com témoignent de l’intensité des vents et des pluies. Des rues inondées, des transformateurs qui explosent, des bateaux retournés autour d’Orange Beach, mais aussi à Pensacola, en Floride.

Sally a en effet touché terre quasiment à la frontière entre les deux États et remonte en ce moment doucement dans les terres. C’est déjà le 8e ouragan à se former depuis début 2020. Un record, selon le Montgomery Advertiser. Sally se dirige vers le nord-est, donc vers la Géorgie et la Caroline du Sud. Il devrait baisser en intensité à partir de demain, selon le Centre national des ouragans.

Colombie : les obsèques de Javier Ordoñez à Bogota

C’est ce mercredi que se tiennent, en Colombie, les obsèques de Javier Ordoñez. Ce père de deux enfants est mort le 7 septembre, après avoir reçu, bloqué au sol, des décharges électriques répétées de la part de la police. Cette bavure a été à l’origine de plusieurs jours de manifestations et d’émeutes meurtrières. Les funérailles de Javier ont lieu ce mercredi, explique El Tiempo, à partir de 11 heures, à Chapinero, un district de la capitale Bogota. Le cercueil sera ensuite transporté en procession jusqu’au nord de la ville, où il sera enterré.

TPS : les Salvadoriens inquiets

Retour aux États-Unis, où des centaines de milliers de migrants bénéficiaires du TPS, le statut protégé temporaire, ont appris qu’ils seraient expulsables dans quelques mois. Une cour d’appel de Californie a en effet jugé lundi que rien n’empêchait légalement le gouvernement américain d’expulser les ressortissants d’Haïti, du Nicaragua, du Soudan et du Salvador, après l’annulation de ce statut par Donald Trump. La nouvelle a pris de court les Salvadoriens bénéficiaires de ce statut. « Personne ne s’attendait à ce que les juges rendent leur verdict » en pleine pandémie, écrit La Prensa Grafica. « Selon les données du Service de recherche du Congrès américain, sur les 436 000 bénéficiaires du TPS en 2019, 90% sont Salvadoriens. Cela signifie qu’au moins 260 000 Salvadoriens sont directement concernés » par cette mesure.

Cette fois, c’est vraiment la fin, pense La Prensa Grafica. Le journal salvadorien interroge plusieurs experts pour qui il n’y aurait pas de période de grâce après le 4 janvier, date à laquelle expire le TPS pour les Salvadoriens. Quant aux lois qui visent à protéger ces migrants qui ne sont plus couverts par le TPS, aucune n’a été adoptée, rappelle le journal.

En parallèle, les demandes d’asile de trois pays à qui Washington impose des sanctions sont plus souvent rejetées, indique le journal hispanophone de Floride, El Nuevo Herald. Il rapporte qu’entre « octobre de l’année dernière et mars 2020 », « 64% des demandes d’asile faites par des Cubains et 61% par des Nicaraguayens ont été rejetées ». Même chose pour 45% des demandes émanant de Vénézuéliens.

Ces trois pays avaient pourtant été rassemblés sous le nom de « troïka de la tyrannie » par l’ancien conseiller à la sécurité nationale John Bolton. Selon le même journal, « les dissidents politiques ne sont pas épargnés ». El Nuevo Herald cite le cas d’un ancien prisonnier cubain qui lutte contre un cancer en phase avancée et qui « s’est vu refuser à la fois sa demande d’asile et un visa humanitaire ».

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